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Russie Pétrole Nigeria

Publié le • Modifié le

L'Opep et la Russie mettent le Nigeria à contribution

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Le secrétaire général de l'Opep Mohammed Barkindo, lors de la réunion Opep-non Opep à Saint-Pétersbourg, le 24 juillet 2017. Le Nigérian Mohammed Barkindo a pris la tête de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole en juin 2016. REUTERS/Anton Vaganov

L'Opep et la Russie mettent le Nigeria à contribution pour redresser les prix du brut. Le géant pétrolier ouest-africain devra participer à l'effort de réduction de la production des pays exportateurs de pétrole. Réuni à Saint-Pétersbourg, le comité de surveillance de l'accord a également demandé plus de discipline aux autres signataires.


Le Nigeria devra plafonner son offre de pétrole dès que sa production se sera stabilisée au-dessus de 1,8 million de barils par jour.

Le Nigeria, pourtant premier producteur africain de pétrole, avait été exempté de toute limitation par l'accord Opep-non Opep de novembre dernier, pour cause de troubles dans la région productrice du Delta du Niger. Mais l'offre nigériane a presque doublé depuis, ce qui risquait de ruiner les efforts de réduction de la production des autres membres de l'Opep et des 13 pays hors de l'Opep, dont la Russie.

Également exemptée, la Libye a aussi vu sa production pétrolière repartir à la hausse pour atteindre 1 million de barils par jour, mais la situation politico-militaire étant jugée trop instable, aucune contrainte n'est encore imposée au producteur libyen.

Le comité de surveillance de l'accord Opep-non Opep, réuni à Saint-Pétersbourg, a également appelé les signataires à mieux respecter leur engagement de novembre dernier. La discipline des Emirats arabes unis et de l'Irak, notamment, s'est relâchée depuis le mois de mai, alors que les excédents de brut mondiaux sont loin d'être résorbés et que la production concurrente des Etats-Unis continue de les alimenter.

L'Arabie saoudite, numéro un de l'OPEP, accentue ses efforts cet été pour montrer l'exemple. L'accord tardant à relever les cours, le Koweït n'exclut pas qu'il soit prolongé au-delà de mars prochain.

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