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France Industrie

Publié le • Modifié le

Les salariés de GM&S restent dans le flou après avoir rencontré Bruno Le Maire

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Manifestation de soutien aux employés de GM&S devant le ministère de l'Economie, où le ministre Bruno Le Maire a reçu des représentants du personnel, vendredi 16 juin. FRANCOIS GUILLOT / AFP

Ce vendredi 16 juin, les représentants des 277 salariés de l’équipementier automobile GM&S dans la Creuse ont rencontré le ministre français de l’Economie Bruno Le Maire pour une troisième réunion de crise.


Après deux heures de réunion avec Bruno Le Maire, les représentants des salariés de GM&S ne peuvent pas dire si l'usine va sortir par le haut de son troisième redressement judiciaire. Seul un repreneur potentiel est intéressé : GMD, leader français de l’emboutissage, dont le dirigeant verra le ministre la semaine prochaine.

Frédéric Sanchez, secrétaire général de la fédération CGT métallurgie, espère que cette rencontre permettra d’en savoir davantage sur le nombre d’emplois maintenus, les garanties proposées aux autres, et les possibilités offertes à ceux susceptibles de partir en retraite. « Aujourd’hui, on n’a a eu aucun chiffre, aucun », reproche-t-il.

Des annonces ont tout de même été faites. Ainsi, PSA s'engage à commander des pièces pour de nouvelles générations de véhicules. Dix millions d'euros seraient investis pour moderniser l'usine, mais on ne sait pas par qui. L'Etat s'engage quant à lui à racheter le bâtiment, ce qui ferait économiser d'énormes loyers.

Mais quelles sont les garanties pour les salariés eux-mêmes, s’interroge Yann Augras, délégué du personnel. « Est-ce que réellement, lundi ou mardi, on aura un chiffre d’affaires fixe ? Je ne pense pas. Est-ce qu’on aura un nombre de salariés repris ? Je ne pense pas, confie-t-il. Je ne suis pas persuadé que ceux qui seront repris auront envie de travailler. Je pense que ça va s’éteindre à petit feu. C’est peut-être ça qui arrivera, c’est peut-être ça qu’ils veulent. »

En attendant, les salariés maintiennent la pression. Ils ont reconduit le blocage de l'usine jusqu'à nouvel ordre.

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