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Le patron d’Uber Travis Kalanick prend un «congé sabbatique»

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Le patron d'Uber, Travis Kalanick, critiqué pour sa gestion de l'entreprise en pleine tourmente, va prendre un «congé sabbatique» d'une durée non précisée. REUTERS/Shu Zhang

La décision était attendue, Travis Kalanick n'y échappe pas. Le cofondateur et patron d'Uber est mis à l'écart par le conseil d'administration. Plus exactement, il prend un « congé sabbatique » pour une durée indéterminée, officiellement pour « prendre du repos ». Une chose est sûre, la start-up californienne n'a cessé ces derniers temps d'accumuler les déboires.


L'image d'Uber s'est sérieusement dégradée et Travis Kalanick n'y est pas complètement étranger. Enclin à la confrontation, ce patron a été filmé au cours d'une altercation avec un chauffeur de sa compagnie en mars dernier.

En réponse à cet entrepreneur qui se plaint notamment de la baisse des tarifs, Travis Kalanick répond : « Certaines personnes n'aiment pas endosser la responsabilité de leur propre merde ». Et il claque la portière après lui avoir tout de même souhaité « Bonne chance ». Il avait dû présenter ses excuses.

Un mois plus tôt, en pleine polémique sur le décret anti-immigration de Donald Trump, c'est la participation de Travis Kalanick à une instance chargée de conseiller le président américain qui avait provoqué l'ire des utilisateurs. Face aux appels au boycott, il y avait finalement renoncé.

La mise à l'écart de Travis Kalanick est un symbole fort, mais ce n'est pas la première tête à tomber. Plusieurs responsables ont été remerciés ou ont quitté leur fonction ces derniers mois pour diverses raisons. Et une vingtaine de salariés ont été mis à la porte après une série de plaintes au sein du groupe pour harcèlement.

Sur la liste des déboires d'Uber : aux affaires de harcèlement, s'ajoutent des accusations de vols de technologies, des erreurs de rémunérations de certains chauffeurs et des démêlées avec les taxis.

Mais le plus gros caillou dans la chaussure d'Uber, c'est sans doute l'état de ses finances. Le groupe a perdu 2,8 millions de dollars, l'année dernière, et encore 700 millions au premier trimestre 2017.

A écouter aussi : L’état-major d’Uber en pleine crise (Aujourd'hui l'économie)

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