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Une startup de jeu vidéo française à l’E3, le salon du jeu vidéo de Los Angeles

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Des membres de la startup française Lunaris Iris autour de l'affiche du jeu vidéo «Horae» qui va être présenté à l'E3 à Los Angeles. Ariane Gaffuri / RFI

Le plus grand salon professionnel du jeu vidéo au monde, l'E3, Electronic Entertainment Expo, ouvre ses portes mardi 13—juin à Los Angeles et jusqu’à jeudi 15—juin. Pour la première fois, le salon accueille aussi le public. Les éditeurs peuvent présenter leurs nouveaux jeux et les constructeurs leur nouvelle console—: cette année, la X Box Scorpio de Microsoft va concurrencer la PS4 Pro de Sony. L’E3 est un rendez-vous incontournable pour les créateurs de Lunaris Iris, une startup française, fondée il y a deux ans. Elle va présenter son premier jeu : Horae.


Le combattant Horae va montrer ses muscles au salon du jeu vidéo de Los Angeles. Un personnage classique dans un univers sombre aux tonalités marron.

« On est sur du jeu assez complexe où il y a de la difficulté. Tout a été dessiné à la main. Ça se veut post apocalyptique. C'est la fin du monde, le temps s'est arrêté, et on essaye de comprendre ce qui s'est passé et au fur et à mesure on décrypte les informations. On a divers choix, divers événements qui ont des conséquences sur l'histoire, qui évoluera différemment en fonction des différents choix effectués », explique Edouard Loiseau, programmeur chez Lunaris Iris.

Là, c'est le personnage qui est en train de se battre avec un monstre. Le jeu est conçu pour le PC, une gageure, car la tendance est aux jeux vidéo sur smartphone.

« C'est une plateforme convenable pour notre jeu. C'est un jeu où on prend son temps pour réfléchir parce qu'il est très stratégique. Il est tour par tour donc on n'est pas pressé de réagir très rapidement comme avec une manette où il faut des réflexes. En plus, le PC est la plateforme qui vend le plus de jeux. C'est la plateforme des jeux indépendants aussi, et comme nous sommes un studio indépendant, cela du sens pour nous », affirme Raphaël Cabbé fondateur.

C'est un incubateur de jeux vidéo, Capital Games, à Paris qui a permis à la startup de faire ses premiers pas pour ensuite trouver des investisseurs en Océanie.

« Capital Games c'est un cluster de plusieurs studios français. Grâce à lui on a pu rencontrer de nombreux studios indépendants qui m'ont donné leurs contacts, qui m'ont aidé, qui m'ont permis de rentrer dans certains cercles de personnes importantes. C'est un monde compétitif et à la fois une grande famille le monde du jeu vidéo indépendant en France. On s'entraide plus qu'on ne se tire dans les pattes », assure Victor La Fay, directeur marketing.

En deux ans, cette jeune pousse est passée de 4 à 15 salariés. Elle compte bien avec le salon E3 de Los Angeles continuer son expansion.

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