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Canada Union européenne Commerce et Echanges

Publié le • Modifié le

CETA: Justin Trudeau a plaidé la cause du traité devant les parlementaires européens

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Le Premier ministre canadien a plaidé la cause des bottes «Mukluks», fabriquées par une entreprise canadienne fondée par des autochtones, et dont le coût devrait baisser en vertu du traité Ceta. REUTERS/Vincent Kessler

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a pris la parole devant les parlementaires européen de Strasbourg ce jeudi 16 février, au lendemain. Son discours intervient au lendemain de l'acceptation de l'accord de libre-échange Ceta entre le Canada et l'Union européenne. Dans son discours, il a tenté de calmer les craintes des opposants au texte, qui le jugent anti-démocratique, trop favorable aux multinationales, léger sur l'environnement ou encore dangereux pour l'agriculture. Une «Union européenne forte est profitable au monde entier», a estimé le Premier ministre canadien qui s'est posé en allié de l'Union européenne.


avec notre envoyée spéciale à Strasbourg, Anastasia Becchio

Justin Trudeau a d’abord tenu à remercier les eurodéputés d’avoir voté pour l’accord, l’occasion aussi d’affirmer qu’une Union européenne forte était profitable au monde entier. « Vous êtes un acteur essentiel pour faire face au défi auquel est confronté la communauté internationale », a assuré le Premier-ministre canadien, qui est revenu sur la philosophie de cet accord ratifié ici-même : accord moderne, durable, axé sur l’avenir et le reflet d’un agenda commercial progressiste, qui s’assure que les gouvernements peuvent continuer de protéger leurs citoyens, a expliqué Justin Trudeau de la tribune de l’hémicycle européen.

« Après des années de négociations cet important accord commercial s’apprête à franchir la ligne d’arrivée. Et je pense que nous pouvons tous nous entendre pour dire que la SCG [Ceta] est un projet extrêmement ambitieux et donc ça s’avèrera aussi être l’une de nos plus grandes réalisations. Cet accord mènera à la création de bons emplois, bien rémunérés, pour la classe moyenne. Il permettra d’assurer le bien-être des familles et contribuera à faire croître et à renforcer nos communautés », assure le Premier ministre canadien.

Les bottes canadiennes moins chères

Justin Trudeau a aussi expliqué de façon plus concrète les bénéfices qu’il voyait au Ceta, se transformant subitement en VRP des entreprises canadiennes. « Si vous êtes un consommateur qui souhaite acheter des biens importés mais vous les trouvez trop chers, par exemple (les) magnifiques bottes d’hiver Mukluks fabriquées par Manitoba – une entreprise canadienne fondée par des autochtones – (qui) sont présentement assujetties à une taxe européenne de 17 %. Eh bien, grâce à la ratification de la SCG, ces tarifs douaniers sont éliminés et vous, comme consommateur, pourriez payer moins cher lorsque vous passez à la caisse », a lancé Justin Trudeau.

Il n'est pas sûr toutefois que l’exemple des bottes canadiennes finissent par convaincre les sceptiques du libre échange, déterminés à faire échouer les ratifications du CETA dans les Parlements nationaux mais le style et le discours ont visiblement plu aux députés, qui l’ont applaudi debout.

Justin Trudeau s’est rapidement éclipsé de l’hémicycle. Après son allocution aucune prise de parole des présidents de groupes n’était au programme.