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Publié le • Modifié le

Tennis: Novak Djokovic sur la bonne voie à Monte-Carlo

Par AFP
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Le Serbe Novak Djokovic lors de la victoire face à son compatriote Dusan Lajovic à Monte-Carlo le 16 avril 2018 AFP

Toujours en quête de son meilleur niveau, l'ancien N.1 mondial Novak Djokovic s'est promené lors de ses débuts sur terre battue à Monte-Carlo signant lundi une victoire encourageante après avoir touché le fond au Etats-Unis.

Battre son compatriote, le Serbe Dusan Lajovic, 93e mondial, en moins d'une heure (6-0, 6-1), n'a rien d'un exploit pour un joueur du statut de Djokovic, l'un des meilleurs de tous les temps.

On parle là du quatrième le plus titré de l'histoire en Grand Chelem - 12 trophées à égalité avec l'Australien Roy Emerson - derrière l'Américain Pete Sampras (14) et ses deux grands rivaux Rafael Nadal (16) et Roger Federer (20), de retour au sommet depuis l'an passé. Et d'un champion qui a détenu les quatre "Majeurs" à la suite sur deux années (2015-16), ce que ni l'Espagnol ni le Suisse n'ont réussi.

C'était en juin 2016. "Djoko" venait de triompher à Roland-Garros, après trois échecs en finale (2012, 2014, 2015). Mais depuis, le Belgradois, 30 ans, cumule les déboires, entre contre-performances, moral en berne et surtout une vilaine blessure au coude droit qui l'a contraint à zapper la seconde moitié de saison 2017 et à subir une opération en février.

Comme il l'a souligné au micro de Canal Plus, le Serbe ne jouait sur le court Rainier III "que (son) septième match depuis juillet" (NDLR: 4 V/3D en 2018).

Il "manque encore de rythme" mais c'est déjà mieux qu'à Indian Wells et Miami où il avait chuté d'entrée contre le 109e mondial, le Japonais Taro Daniel puis face au Français Benoît Paire (alors 47e), pourtant gêné par un dos douloureux.

- La "der" de Benneteau -

Après ce fiasco, "Djoko" a voulu renouer avec les bonnes vieilles recettes, qui lui avaient permis de se hisser au sommet. Il a ainsi rompu sa collaboration avec Andre Agassi et Radek Stepanek pour rappeler, juste avant Monte-Carlo, le coach slovaque Marian Vajda, présent à ses côtés de 2006 jusqu'à avril 2017... à Monte-Carlo.

"C'est un nouveau départ (...). Il m'apporte beaucoup de choses positives et connaît très bien mon jeu", a souligné l'actuel 13e mondial, qui devra élever son niveau au prochain tour.

Ce sera face au Croate Borna Coric, demi-finaliste à Indian Wells et quart-de-finaliste à Miami, qui a écarté sans ménagement Julien Benneteau (6-2, 6-3), dont c'est la dernière saison.

"Même quand j'étais au sommet de ma forme, je ne jouais jamais bien mes premiers matches sur terre battue, ce n'est pas inquiétant", a estimé le Bressan, 36 ans. "Mon objectif est d'arriver à Roland Garros (27 mai-10 juin) dans la meilleure forme possible car je voudrais gagner un ou deux matches là-bas. Je veux faire tout ce qu'il faut pour être en position de le faire."

En fin d'après-midi, Pierre-Hugues Herbert affrontait l'Italien Paolo Lorenzi pour tenter de rallier le deuxième tour où s'est qualifié l'ancien N.4 mondial Kei Nishikori (aujourd'hui 36e).

Malgré des douleurs au poignet droit, qui l'avait contraint de ranger sa raquette pendant cinq mois, le Japonais a renversé le Tchèque Tomas Berdych (18e), finaliste en 2015, 4-6, 6-2, 6-1, signant ainsi son premier succès devant un top 20 depuis... janvier 2017.

Le Canadien Milos Raonic a lui perdu une manche face au 365e mondial, le Monégasque Lucas Catarina, avant d'inverser la tendance (3-6, 6-2, 6-3).