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Publié le • Modifié le

«Libération» se sépare de deux journalistes impliqués dans la «Ligue du LOL»

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Le groupe Facebook de la «Ligue du LOL» a été particulièrement actif entre 2009 et 2012. REUTERS/Dado Ruvic/Illustration/File Photo

Le journal Libération a annoncé, lundi 4 mars, le licenciement d'Alexandre Hervaud, rédacteur en chef adjoint du web, et de Vincent Glad, pigiste régulier, pour avoir créé « un trouble grave et caractérisé » au détriment du journal, du fait de leur appartenance à la « Ligue du LOL », selon un communiqué.


« A la suite des révélations des agissements du groupe connu sous le nom de Ligue du LOL, la direction du journal, après une enquête interne approfondie, a décidé de se séparer des deux journalistes de la rédaction qui faisaient partie de cette ligue, l'un comme fondateur, l'autre comme membre actif », indique Libération.

« La direction n'avait d'autre choix, dans la mesure où les faits rendus publics à cette occasion, qui ont causé des dommages graves à plusieurs personnes, se situent à l'exact opposé des valeurs que le journal défend depuis sa fondation, créant un trouble grave et caractérisé pour Libération », poursuit-il.

Cyberharcèlement

Plusieurs membres de la « Ligue du LOL », un groupe de journalistes et de communicants actifs dans les années 2010 et dont l'existence a été révélée le mois dernier, ont été accusés de cyberharcèlement, notamment à l'encontre de journalistes femmes ou militantes féministes. Certains d'entre eux ont aussi été accusés d'avoir tenu des propos sexistes, racistes ou antisémites.

Des membres de ce groupe avaient alors publié des communiqués sur les réseaux sociaux pour s'excuser, y compris Alexandre Hervaud et Vincent Glad, créateur du groupe et pigiste à Libération. Ces deux journalistes ainsi qu'une dizaine d'autres personnes (communicants, agents de la mairie de Paris, journalistes) avaient été suspendus à titre conservatoire.

Ces annonces interviennent après les licenciements du rédacteur en chef web du magazine Les Inrocks, David Doucet, et de son adjoint, François-Luc Doyez, la semaine dernière.

Le gouvernement avait, quant à lui, rappelé qu'une loi condamnait désormais le cyberharcèlement et évoqué la possibilité d'étudier l'allongement des délais de prescription. L'affaire, qui a en outre déclenché des dénonciations en chaîne d'un sexisme encore souvent bien ancré dans les rédactions, n'a toutefois pas rebondi pour l'instant sur le front judiciaire.

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