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Publié le • Modifié le

Décès de l’écrivain américain Tom Wolfe, l’auteur du «Bûcher des vanités»

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L’écrivain américain Tom Wolfe est décédé le 14 mai 2018, à l’âge de 88 ans. Ici en 2005. REUTERS/Jeff Christensen

On vient de l’apprendre ce mardi, mais l'écrivain américain Tom Wolfe est déjà mort hier, lundi 14 mai, à l'âge de 88 ans. Auteur entre autres du roman « Le bûcher des vanités », immense succès en librairie, l'auteur était connu aussi pour son gout de la provocation.


Costume blanc, chapeau blanc, chaussures sur mesure, Tom Wolfe était le dandy des lettres américaines. Une élégance affichée comme une revanche sur ses origines modestes en Virginie où il était né en 1931.

La légende dit qu'il a déclaré vouloir être écrivain dès l'âge de 5 ans, mais son premier vrai métier, il l'exerce comme journaliste à New-York. Là sur les traces de Norman Mailer et Truman Capote, Tom Wolfe se fait remarquer par des reportages qu'il construit comme des fictions en faisant dialoguer les protagonistes des affaires qu'il suit, voire en écrivant de leur point de vue.

Tom Wolfe et « Le bûcher des vanités »

Se réclamant de Zola, il revendique l'hyperréalisme et publie en 1968 un premier livre intitulé Acid Test, à la croisée d'un journalisme incarné et de la littérature. Doté d'une plume satirique, il moque Le gauchisme de Park Avenue » et l'architecture américaine. Après un détour dans le milieu des astronautes avec L'Etoffe des héros, il connait son grand succès avec Le bûcher des vanités, adapté en 1987 au cinéma par de Palma, où il plonge un homme riche dans un quartier pauvre et paumé du Bronx. Suivent deux autres romans tout aussi provocants : Un homme, un vrai, sur les déboires d'un milliardaire et Moi, Charlotte Simmons sur la décadence de la jeunesse.

Souvent critiqué par ses pairs, Tom Wolfe répondait en riant que son seul vœu était d'être le « secrétaire de la société », une définition qu'il avait empruntée à son autre maitre français : Honoré de Balzac.

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