rfi

À l'écoute
  • Direct Monde
  • Direct Afrique
  • Dernier journal Monde
  • Dernier journal Afrique
  • Dernier journal en Français facile
  • Dernier journal Amériques - Haïti
  • Environ 300 femmes et enfants de jihadistes étrangers capturés à Mossoul transférés vers Bagdad (responsable)
  • Zimbabwe: édition spéciale sur RFI entre 8h30 et 9h (heure de Paris)
  • Etats-Unis: le tueur psychopathe américain Charles Manson est mort à l'âge de 83 ans (médias)
  • Migrations: la France va accueillir les premiers réfugiés évacués de Libye par le HCR (Ofpra)
  • Auchan s'allie au géant chinois du commerce électronique Alibaba pour développer le commerce physique et numérique en Chine
  • La chef de la diplomatie de l'UE Federica Mogherini juge «très encourageantes» les discussions sur le retour des réfugiés rohingyas

Cinéma Syrie Belgique

Publié le • Modifié le

Cinéma: «Une famille syrienne» prise au piège de la guerre

media
« Une famille syrienne » du réalisateur belge Philippe Van Leeuw. KMBO

Une famille syrienne est un film bouleversant qui sort sur les écrans français ce mercredi 6 septembre. Le Belge Philippe van Leeuw a réalisé une fiction terriblement réaliste, un huis clos sur une famille prise au piège de la guerre. Une mère, ses enfants, son beau-père, un couple de voisins et leur bébé, une employée de maison... Ils sont les derniers habitants d'un immeuble quelque part, au milieu des bombes, en Syrie.


Malgré les bombardements et les tirs de snipers, Oum Yazan a choisi de rester dans cet appartement. Et avec cette mère de famille, tout le monde tente de survivre…

Une famille syrienne, tourné à Beyrouth, au Liban, est né d'une colère, celle de Philippe Van Leeuw, le réalisateur. « Oui, le film est né d’une colère, la mienne, parce que, au printemps 2011, quand je voyais qu’on mettait les bouchées doubles pour intervenir en Libye pour finir avec Kadhafi, et exactement au même moment on tournait le dos aux Syriens qui marchaient dans les rues et qui se faisaient tirer dessus par des snipers planqués sur les toits… C’était insupportable. J’ai tout de suite compris que cela va se dégrader et je pense que je n’étais pas le seul. Effectivement, six mois plus tard, il y a des gens qui prennent des armes pour se défendre, pour riposter. Et puis, cela continue à se dégrader. On en est là. »

Garder un semblant de normalité face à l'horreur

On en est là avec un conflit en Syrie qui a fait plus de 330 000 morts et des millions de déplacés. Dans Une Famille syrienne, la guerre n'est pas directement à l'écran, mais on l'entend : les tirs, les bombes, les cris dans la rue, des miliciens qui frappent à la porte. Tout se passe dans cet appartement où chacun essaie de garder un semblant de normalité face à l'horreur. Faire le ménage, s'habiller, flirter, faire ses devoirs, comme avec les leçons que le grand-père donne à son petit-fils.

Comme dans son précédent film, Le Jour où Dieu est parti en voyage, qui se passait au Rwanda, ce qui intéresse Philippe Van Leeuw, ce n'est pas la politique, c'est l'humain.

Une famille syrienne a déjà conquis les festivals : Prix du public à Berlin, section Panorama, Prix du public également au Festival du film francophone d'Angoulême dans l'ouest de la France où le film a aussi reçu le Prix de la mise en scène et celui de la Meilleure actrice partagé entre Hiam Abbas et et Diamand Bou Abboud.

► Ecouter notre Rendez-vous Culture du 6 septembre consacré à Une famille syrienne

Chronologie et chiffres clés