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Musiques Culture

Publié le • Modifié le

UB40, une légende bien vivante… malgré tout

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UB40 s'est produit au festival du Bout du Monde emmené par Robin et Duncan Campbell mais Ali Campbell, qui a fait dissidence, se réclame aussi de l'héritage du groupe. ©RFI/Sébastien Jédor

Un groupe de reggae de légende a clôturé dimanche soir le Festival du Bout du Monde, à Crozon, dans l’ouest de la France : UB40. Avec quelque 70 millions de disques vendus dans le monde en près de 40 ans, des tubes à la pelle comme « Red Red Wine » ou « Kingston Town », UB40 c’est aussi l’histoire d’une famille déchirée.


Avec notre envoyé spécial à Crozon (Finistère), Sébastien Jédor

A partir de 1978, les frères Campbell de Birmingham reprennent des chansons version reggae, des titres qui vont devenir la bande-son des années Thatcher. Aujourd’hui encore, Robin Campbell peine à comprendre cette déferlante. « Je ne sais pas comment expliquer le pouvoir d’une musique, reconnaît-il. Le reggae, c’est la musique la plus sexy du monde. Quand il est né, c’est devenu la seule musique qui compte pour moi. »

Sensuel et planant, le rythme de UB40 draine toujours les foules en 2017. Un heureux mystère, pour Duncan Campbell, l’actuel chanteur, qui se dit « surpris par le nombre de jeunes qui viennent aux concerts. Ils reprennent des chansons qu’on a écrites 20 ans avant leur naissance ! Et ils connaissent les paroles ! »

Mais depuis 2008, le chanteur d’origine, Ali Campbell a quitté UB40, dont il utilise toujours le nom. L’affaire est devant la justice. Pour Robin Campbell, la réunification n’est pas envisageable : « Trop de méchancetés ont été dites par l’"ex-chanteur". On s’est sentis trahis. Je ne pense pas qu’on puisse recoller les morceaux. »

Autour de Robin et Duncan Campbell, UB40 annonce un nouvel album pour la fin de l’année.