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Hong Kong Chine Carrie Lam

Publié le • Modifié le

Crise à Hong Kong: l'opposition rejette l'appel au dialogue de Carrie Lam

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L'opposition hongkongaise refuse tout dialogue avec Carrie Lam, la cheffe de l'exécutif, tant qu'elle n'aura pas retiré son projet de loi d'extradition vers la Chine continentale des ressortissants hongkongais. REUTERS/Willy Kurniawan

Pour le Front civil pour les droits de l’homme, qui réclame notamment le retrait complet d’un projet de loi controversé sur les extraditions vers la Chine continentale, la cheffe de l'exécutif n’a fait aucune geste concret pour restaurer la confiance.


Avec notre envoyée spéciale à Hong Kong, Aabla Jounaïdi 

C’est non. Le Front civil pour les droits de l’homme qui a réuni dans la rue, à plusieurs reprises, un million de personnes contre la politique du gouvernement, ne répondra pas à l’appel de Carrie Lam, car elle ne répond pas elle-même à l’une des premières revendications : le retrait du projet de loi controversé sur les extraditions.

« Ça ne lui prendrait qu’une minute pour le faire, et elle ferait plaisir à un million de personnes, assure Bonnie Leung, la vice-présidente du Front civil pour les droits de l’homme. Je ne dis pas que ça suffira à éteindre toute contestation, parce que ce million a en fait cinq revendications. Mais ce serait un début. La négociation commencera quand nous verrons ce geste, un début de cette sincérité qu’elle ne cesse d’évoquer. »

Un appel à une nouvelle mobilisation

Pour le Front, il n'y a aujourd'hui que des paroles qui ne pèsent pas lourd. En 2014 déjà, celle qui était la numéro deux du gouvernement avait participé à la manoeuvre politique de l'exécutif visant à éteindre le précédent grand mouvement de contestation.

« Ils avaient appelé des politiciens pro-Pékin à participer et à prendre la parole. Les responsable venaient, écoutaient, parlaient de leur grands projets et s’en allaient, sans prendre en compte la voix et l’avis des gens. Ce genre de consultations, c’est pour le spectacle », lance Bonnie Leung.

Faute de dialogue, le Front civil pour les droits de l’homme rappelle donc à la mobilisation dans la rue. Prochain grand rendez-vous le 31 août prochain.

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