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Publié le • Modifié le

Grande-Bretagne: un fonds de pension militaire turc veut racheter British Steel

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Le numéro deux de l'acier en Grande-Bretagne, British Steel est en passe d'être racheté par un fonds de l'armée turque. Ce rachat pourrait permettre la sauvegarde de 4 000 emplois. Lindsey Parnaby / AFP

British Steel est sur le point d'être racheté par le fonds de pension de l'armée turque, Oyak. L'annonce, tombée ce vendredi 16 août, pourrait permettre de sauvegarder les 4 000 emplois du numéro 2 de l'acier en Grande-Bretagne. Et rappelle l'importance d'Oyak dans l'économie turque.


Le fonds de pension de l'armée turque a été choisi par l'administrateur judiciaire pour sortir British Steel de la faillite parmi tous les prétendants en lice. Le choix paraît justifié puisque le fonds de pension Oyak connaît bien le secteur de l'acier. Il détient déjà 49% du sidérurgiste turc Erdemir dont l'activité serait complémentaire de celle de British Steel.

Un rachat d'ici la fin de l'année

Deux symboles nationaux se rapprochent derrière cette annonce. D'un côté le numéro deux de l'acier en Grande-Bretagne, un pays dans lequel la sidérurgie est un héritage de la Révolution industrielle. Et de l'autre, un fonds de pension créé en 1961, un an après un coup d'État militaire, et qui est aujourd'hui un symbole de l'importance de l'armée en Turquie.

Ce n'est pas la première fois qu'Oyak se tourne vers l'Europe occidentale. Une co-entreprise Oyak-Renault existe depuis 50 ans. De plus, il y a dix ans, le fonds a racheté une partie des activités du cimentier français Lafarge.

Concernant British Steel, Oyak a exprimé ce vendredi, le souhait d'un rachat d'ici la fin de l'année.

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