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Japon Droits de l'enfant Justice Société

Publié le • Modifié le

Japon: requête auprès de l'ONU sur les enlèvements d'enfants lors de séparations

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De nombreux étrangers, divorcés ou séparés de conjoint japonais, se battent pendant des mois ou des années pour tenter de voir ou récupérer leur enfant, comme l'Américain Moise Garcia. AFP PHOTO / Mira OBERMAN

Une avocate française a annoncé lundi avoir émis une requête auprès du Conseil des droits de l'homme de l'ONU concernant les nombreux cas d'enfants enlevés au Japon par un de leurs parents après une séparation.


Selon les chiffres de l’ONG japonaise Kizuna Child-Parent Reunion, chaque année 150 000 enfants seraient concernés par ces enlèvements et privés de tout accès à leur autre parent parfois jusqu'à leur majorité.

« A travers les actes et omissions de ses acteurs publics, le Japon a commis de graves violations des droits de l'enfant », estime Jessica Finelle, associée au cabinet Zimeray & Finelle à Paris, spécialiste en droit international.

Elle demande aux Nations unies la « nomination d'un expert indépendant et hautement qualifié pour faire rapport de cette situation », et « l'adoption d'une résolution exhortant le Japon à mettre un terme à ces violations répétées des droits de l'enfant ».

C’est une question qui commence à faire du bruit au Japon et les autorités au plus haut niveau de l’État sont tout à fait conscientes du problème. Elles répondent que c’est dans l’intérêt de l’enfant de rester avec le parent parti en premier. Ils savent pourtant que ce n’est pas le sens de l’intérêt de l’enfant aux termes des conventions internationales qu’il a notamment signées.

Jessica Finelle

associée au cabinet Zimeray & Finelle à Paris, spécialiste en droit international

13/08/2019 - par Jelena Tomic Écouter

De nombreux étrangers, divorcés ou séparés de conjoint japonais, se battent pendant des mois ou des années pour tenter de voir ou récupérer leurs fils et filles avec lesquels leur mère japonaise (ou père parfois) a soudainement quitté le foyer.

Souvent, la justice nippone valide le fait accompli, car en cas de divorce, l'autorité parentale n'est confiée qu'à l'un des deux parents, le code de la famille japonais ne reconnaissant pas l'autorité parentale partagée.

(avec AFP)