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Corée du Nord Corée du Sud États-Unis

Publié le • Modifié le

Exercices militaires conjoints: Pyongyang met en garde Séoul et Washington

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Trois porte-avions américains naviguent aux côtés de navires sud-coréens dans le Pacifique, le 12 novembre 2017. Courtesy Aaron B. Hicks/U.S. Navy/Handout via REUTERS

La Corée du Nord a prévenu, ce mardi 16 juillet, que des exercices militaires conjoints entre Washington et Séoul, prévus le mois prochain, affecteront des discussions de travail sur le nucléaire annoncées avec les États-Unis.


Il s'agit de la première déclaration nord-coréenne sur les manœuvres militaires depuis que Donald Trump et Kim Jong-un ont convenu le mois dernier, lors d'une rencontre impromptue dans la Zone démilitarisée qui divise la péninsule, de reprendre les discussions sur le nucléaire.

« Alors que des efforts sont en cours pour organiser des discussions de travail entre la Corée du Nord et les États-Unis, dans la foulée de la rencontre de haut niveau de Panmunjom, les États-Unis veulent participer à l'exercice militaire Dong Maeng », a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères cité par l'agence KCNA.

Des exercices prévus pour août

« Si cela devenait réalité, les discussions de travail seraient affectées », a ajouté le porte-parole. La Corée du Nord attend ainsi de voir « ce que feront les États-Unis » avant d'arrêter sa décision sur les pourparlers.

Les États-Unis et la Corée du Sud ont prévu des exercices conjoints au mois d'août. Pyongyang considère ces manœuvres comme la répétition de l'invasion de son territoire.

L'ampleur de ces exercices avait été réduite à la suite du premier sommet historique entre le président américain et le dirigeant nord-coréen en juin 2018 à Singapour.

Des « pressions grossières » selon Pyongyang

KCNA avait publié quelques instants plus tôt un communiqué du même porte-parole, s'insurgeant contre des manœuvres dénoncées comme des « pressions grossières » sur Pyongyang ainsi qu'une « violation de l'esprit de la déclaration commune du 12 juin », signée à Singapour.

Washington exige officiellement une « dénucléarisation totale, définitive et vérifiée de la Corée du Nord » comme condition d'un allègement des sanctions qui pèsent sur Pyongyang, en raison de ses programmes nucléaire et balistique interdits.

Le deuxième sommet entre Donald Trump et Kim Jong-un à Hanoï, en février dernier, avait tourné court, les deux parties ayant échoué à s'accorder sur un allègement des sanctions et les concessions que pourrait faire le Nord en retour.

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