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Indonésie Joko Widodo Corruption

Publié le • Modifié le

Indonésie: le fléau de la corruption au cœur de la campagne électorale

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Les officiels transportent le matériel électoral devant être distribué à Pekalongan, dans la province de Java central, en Indonésie, le 16 avril 2019. Antara Foto/Harviyan Perdana Putra/ via REUTERS

En Indonésie, 192 millions d’électeurs sont appelés aux urnes ce mercredi 17 avril pour la présidentielle entre Joko Widodo, le président sortant, et Prabowo Subianto. Tandis que quatre autres scrutins législatifs sont organisés en parallèle. Joko Widodo a fait de la lutte contre la corruption l’un de ses chevaux de bataille. Malgré cela, le mois dernier, une affaire d’achats de voix pour l’un des scrutins locaux de mercredi est venue rappeler que politique et corruption sont toujours largement liées à travers l’archipel.


Avec notre correspondant à Jakarta, Joël Bronner

Même si son pouvoir reste encore limité, la KPK - la commission indonésienne anticorruption - ne manque pas de travail. 60% des affaires qu’elle traite sont liées à la politique.

Donal Fariz, 33 ans, coordonne les questions politiques pour l’ONG Indonesia Corruption Watch.

« En Indonésie, de nombreux hommes politiques se contentent de discours indiquant qu’ils sont favorables à la lutte contre la corruption, alors qu’en réalité beaucoup sont totalement opposés à la commission anticorruption. Tout cela reste dans le domaine du symbole. Il s’agit pour les candidats de se donner une image positive et obtenir des votes au moment des élections. Ce ne sont bien souvent que des déclarations superficielles dans un contexte électoral », estime-t-il.

Pour Donal Fariz, chacun des deux candidats à la présidentielle évite d’évoquer une réforme en profondeur des partis politiques, seule à même selon lui de vraiment faire changer les habitudes.

Son ONG et la commission d’éradication de la corruption ont pourtant soumis au Parlement indonésien un projet de loi pour une telle réforme en 2016. Mais, depuis lors, ce texte est resté lettre morte. Alors que dans l’intervalle, le président de ce même Parlement, Setya Novanto, a lui été incarcéré pour une affaire de corruption.

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