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Turquie Chine Droits de l’homme

Publié le • Modifié le

Ankara dénonce le traitement des Ouïghours par la Chine

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Sécurité renforcée lors d'un rassemblement de Ouïghours pour la célébration de l'Aïd à Urumqi, dans le nord-ouest du Xinjiang, en septembre 2009. STR / AFP

Une « honte pour l’humanité » : aux yeux d'Ankara, le traitement des Ouïghours par la Chine est inacceptable. La diplomatie turque a dénoncé violemment l’existence de camps d’internement pour les ressortissants chinois d’origine ouïghoure, un peuple musulman et turcophone de l’ouest du pays. Une colère d’Ankara qui est peut-être aussi liée à des questions de politique intérieure.


Avec notre correspondant à Istanbul, Alexandre Billette

Le ton du communiqué d'Ankara est sans appel : la diplomatie turque dénonce l’existence de camps d’internement, parle de graves violations des droits de l’homme, évoque la torture et le lavage de cerveau politique des Ouïghours en Chine. Ou, plus précisément des « Turcs ouïghours » puisqu’aux yeux d’Ankara ce peuple turcophone est un « peuple frère ».

Sévérité 

Il y avait longtemps que le ton de la Turquie à l’égard de Pékin n’avait pas été aussi sévère. En 2017, en pleine crise avec l’Europe, le chef de la diplomatie turque avait préféré lors d’une visite en Chine développer les relations commerciales. Une visite qui avait été perçue par certains comme un abandon des « frères ouïghours » au profit d’intérêts économiques.

L'enjeu des élections municipales

Mais, aujourd’hui, Ankara ne semble plus aussi préoccupé par l’entretien de bonnes relations avec Pékin. Peut-être parce que le pouvoir du président turc Recep Tayyip Erdogan dépend notamment du soutien de son allié ultranationaliste qui fait de la cause des peuples frères, un pilier de sa politique chauviniste, un soutien d’autant plus nécessaire à moins de deux mois d’élections municipales décisives.

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