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Australie

Publié le • Modifié le

En Australie, le Parti libéral trouve la parade à la valse des Premiers ministres

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Le Premier ministre australien Scott Morrison, ici le 16 novembre 2018. David Moir/Pool via REUTERS

Ces dix dernières années, l'Australie a vu passer pas moins de six Premiers ministres. Pour éviter cette instabilité, le Parti libéral qui dirige en ce moment le pays vient de changer ses règles internes.


En Australie, les éventuels putschistes du Parti libéral auront donc désormais besoin de l'aval des deux tiers de leur troupes au Parlement pour destituer un chef du gouvernement issu de leurs rangs. « Les Australiens en ont assez et nous en avons assez et cela doit cesser, c’est pour cela que nous avons mis cette règle en place », a justifié le Premier ministre Scott Morrison.

En août dernier, une majorité simple au sein du parti leur avait suffi pour se débarrasser du Premier ministre Malcolm Turnbull, qui avait lui-même fait subir le même sort trois ans avant à son prédécesseur Tony Abott.

Cette décision des libéraux arrive cinq ans après celle des travaillistes, confrontés au même problème. En 2010, Julia Gillard avait pris la place de Kevin Rudd à la tête du gouvernement, et Kevin Rudd à son tour avait obtenu son départ en 2013. Les Travaillistes avaient alors décidé que leurs propres putschistes auraient dorénavant besoin de 60 % de leurs troupes parlementaires pour renverser un Premier ministre issu de leurs rangs.

A noter que la nouvelle règle chez les libéraux ne s’applique qu’aux chefs de gouvernement élus, et donc pas à l’actuel Premier ministre Scott Morrison, qui occupe encore le mandat de son prédécesseur poussé vers la sortie.