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Crise économique Iran Ali Khamenei Hassan Rohani

Publié le • Modifié le

Khamenei: la cause des problèmes de l'Iran «n'est pas externe, mais interne»

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Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, pendant son intervention à Téhéran, le 13 août 2018. Official Khamenei website/Handout via REUTERS

Ce lundi 13 août, le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a critiqué la gestion économique du gouvernement. Celle-ci a, selon lui, a abouti à une perte importante de la valeur de la monnaie iranienne et empiré la crise. « Je ne dis pas que les sanctions n'ont pas d'impact, mais il s'agit principalement de la manière dont nous y faisons face », a-t-il souligné. Il a toutefois refusé à nouveau toute négociation avec les États-Unis, pour le regret de certains responsables et journaux réformateurs ou modérés.


Avec notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi

Devant des milliers de fidèles, le numéro un iranien a affirmé que les responsables exécutifs avaient commis une grande erreur dans leur politique économique. Ce qui a abouti à une forte chute de la monnaie iranienne.

Pour lui, les sanctions décidées par les États-Unis ont un effet mineur : la forte chute de la valeur de la monnaie est essentiellement due à une mauvaise gestion économique de la part des responsables de l'exécutif. Le rial iranien a perdu une grande partie de sa valeur face aux devises étrangères : en six mois, il a perdu près des deux tiers de sa valeur, ce qui a provoqué une forte augmentation des prix de tous les produits, notamment de consommation courante.

« Si on agit avec intelligence, les sanctions n'ont pas tellement d'effet », a affirmé l'ayatollah Khamenei. Depuis plusieurs années, le numéro un iranien ne cesse de répéter qu'il faut développer l'économie du pays et ne pas compter sur les pays étrangers.

Pour Khamenei, pas de négociation possible avec Washington

Le guide suprême a également rejeté une nouvelle fois toute négociation avec Washington : « il n’y aura pas de guerre, ni de négociations avec les Etats-Unis ». Car certains dirigeants modérés ou réformateurs ont affirmé ces derniers mois qu'il fallait négocier avec les Américains pour faire baisser les pressions et régler les problèmes.

Mais le pouvoir dans son ensemble, y compris le président Hassan Rohani, rejette toute négociation avec le président américain Donald Trump, qui a affirmé qu'il était prêt à négocier avec son homologue iranien.

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