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Birmanie Rohingyas ONU

Publié le • Modifié le

La Birmanie ne respecte pas l'accord sur le retour des Rohingyas, selon l'ONU

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Près de 120 000 Rohingyas vivent dans des camps de déplacés internes près de la ville de Sittwe depuis 2012. Ils ne peuvent pas en sortir librement. RFI/Sarah Bakaloglou

Le haut-commissaire aux réfugiés de l’ONU, Zeid Ra’ad Al Hussein, s’est inquiété mercredi 4 juillet des conditions de retour des réfugiés rohingyas en Birmanie.


En un peu moins d’un an, plus de 700 000 membres de la minorité rohingya, non reconnue par l’Etat birman, ont fui le pays et la répression des soldats birmans pour se réfugier au Bangladesh voisin.

En janvier dernier, les autorités des deux pays ont signé un accord portant sur le retour volontaire des Rohingyas en Birmanie. Selon le haut-commissaire aux réfugiés de l’ONU, Zeid Ra’ad Al Hussein, l’accord reste cependant lettre morte.

« Il n’y a pas un seul réfugié rohingya qui soit revenu dans le cadre de l'accord conclu avec le Bangladesh, explique-t-il. Beaucoup, si ce n'est tous les réfugiés qui sont revenus d’eux-mêmes, ont été détenus. »

Détention administrative

« Cinquante-huit Rohingyas qui sont rentrés cette année entre les mois de janvier et avril ont été arrêtés et inculpés sur des charges qui n’ont pas été précisées », poursuit Zeid Ra’ad Al Hussein.

« Ils ont ensuite reçu un pardon présidentiel mais ont ensuite simplement été transférés d’une prison à ce que les autorités birmanes appellent un "centre de réception", dans des conditions qui se rapprochent de la détention administrative. »

Environ 90 Rohingyas qui auraient tenté de faire le voyage du Bangladesh vers la Malaisie par bateau sont finalement arrivés sur les rives de l’Etat de l'Arakan à cause de problèmes de moteur. Selon Zeid Ra’ad Al Hussein, ils ont eux aussi été détenus puis remis aux autorités de différents village, qui pour la moitié des cas, ne sont pas leur village d’origine.

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