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Hun Sen Cambodge Droits de l’homme Défense

Publié le • Modifié le

Cambodge: «Douze généraux aux mains sales», le rapport de HRW qui dénonce

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Le général Hing Bun Hieng, chef des gardes du corps de Hun Sen, a été sanctionné par les États-Unis le 12 juin dernier. Reuters

Le 29 juillet prochain, les Cambodgiens sont appelés à voter pour les élections législatives. Un scrutin dont la légitimité est souvent remise en question après la dissolution du principal parti d’opposition en novembre dernier. L’éviction du CNRP est perçue par certains observateurs comme une manière de faire place nette pour le CPP, le parti du Premier ministre Hun Sen, au pouvoir depuis 33 ans. Une assise favorisée selon Human Right Watch par les généraux proches du Premier ministre. C’est ce qui ressort du rapport intitulé « Douze généraux aux mains sales » publié aujourd’hui par l’ONG.


A peine en ligne, le ministère de la Défense cambodgien a décrit le rapport comme une atteinte à la souveraineté du pays. Il vise douze hauts gradés des forces de sécurité cambodgiennes qui se sont rendus responsables de violations répétées des droits humains selon Human Right Watch.

D’après l’ONG internationale, la plupart de ces généraux ont permis l’usage de la force de manière excessive, superflue, voire meurtrière lors de manifestations civiles. Le rapport souligne aussi que certains ont été cadres sous le régime khmer rouge responsable de la mort d’un quart de la population cambodgienne entre 1975 et 1979. Tous sont proches du Premier ministre Hun Sen depuis au moins 20 ans. Tous sont membres du comité central du CPP, le parti du Premier ministre.

Les droits politiques des membres des forces de sécurité sont garantis par les lois internationales. Mais pour l’ONG, au Cambodge, cet engagement politique interfère avec l’obligation de respect des droits de l’Homme. Avec l’aide de sa garde rapprochée, le Premier ministre est régulièrement accusé de réprimer toutes critiques en amont des élections du 29 juillet.

Alors que nombre d’Etats occidentaux mettent en doute la légitimité du scrutin, les Etats-Unis ont franchi un cap le 12 juin dernier. Pour avoir mené un groupe impliqué dans des violations des droits de l’homme, le général Hing Bun Hieng, chef des gardes du corps de Hun Sen, a été interdit de séjour aux Etats-Unis et ses biens y ont été gelés.