rfi

À l'écoute
  • Direct Monde
  • Direct Afrique
  • Dernier journal Monde
  • Dernier journal Afrique
  • Dernier journal en Français facile
  • Dernier journal Amériques - Haïti
  • Négociations du Brexit: le chancelier autrichien Sebastian Kurz confirme «un sommet spécial» en novembre 2018
  • Parlement européen: pour Laurent Wauquiez (LR), Orban «a toute sa place au PPE» («Figaro»)
  • Plusieurs centaines de migrants évacués ce jeudi matin du centre de la ville de Nantes
  • Procès Bygmalion: la décision sur les recours de Sarkozy a été reportée au 25 octobre (cour d'appel)
  • France-CSG: 300 000 retraités bénéficieront en 2019 d'un geste fiscal (Philippe)
  • Guerre commerciale: le patron d'Alibaba Jack Ma renonce à sa promesse de créer un million d'emplois aux Etats-Unis (Chine nouvelle)
  • Japon: le Premier ministre Shinzo Abe a été réélu à la tête de son parti (officiel)

Inde Femmes Questions sociales

Publié le • Modifié le

Inde: nouvelles manifestations après les viols de deux jeunes filles mineures

media
De New Delhi à Bangalore en passant par Bombay, des dizaines de milliers d'Indiens ont défilé dans les rues ce dimanche contre les violences faites aux femmes. REUTERS/Sivaram V TPX IMAGES OF THE DAY

Des manifestations ont eu lieu dans plusieurs grandes villes indiennes dimanche 15 avril pour protester une nouvelle fois contre les violences faites aux femmes. Cela fait suite à deux horribles affaires d'agressions sexuelles sur mineures. L'un des cas a particulièrement outré l'opinion publique - il s'est déroulé au Cachemire, et la fille, âgée de 8 ans, a ensuite été tuée, car elle était musulmane.


Avec notre correspondant à New Delhi, Sébastien Farcis

De New Delhi à Bangalore en passant par Bombay, des dizaines de milliers d'Indiens ont défilé dans les rues ce dimanche. Leurs pancartes, barrées de lettres rouges, criaient leur colère : « Mettez fin à la culture du viol, sortez les violeurs du Parlement », ou celle-ci, tenue par un enfant : « Suis-je la prochaine victime ? »

Des slogans similaires à ceux apparus après le viol collectif d'une étudiante dans un bus de New Delhi, en 2012, et qui avait entraîné une révolte inédite contre les violences faites aux femmes.

Cette fois, ce sont deux crimes, dans deux régions différentes, qui ont semé l'effroi : le viol d'une fille de 16 ans, d'abord, qui aurait été perpétré par un député de l'Uttar Pradesh, puis  couvert pendant 10 mois par la police locale. Et surtout, ce terrible viol d'une fille de 8 ans, pendant quatre jours d'affilée, dans la région du Cachemire. Les accusés, des hindouistes, auraient cherché à effrayer les musulmans de la localité par ce crime et ont été soutenus par deux ministres régionaux.

Dans les deux cas, les politiciens en question font partie du parti Premier ministre, le BJP. Ce qui indique, selon ces manifestants, que les jeunes femmes ne sont pas en sécurité dans l'Inde d'aujourd'hui.

Chronologie et chiffres clés