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Birmanie Rohingyas

Publié le • Modifié le

Birmanie: le gouvernement annonce le retour d'une première famille rohingya

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Des réfugiés rohingyas attendent de l'armée bangladaise l'autorisation de poursuivre leur route après avoir traversé la frontière, le 25 octobre 2017. REUTERS/Hannah McKay

Une première famille de réfugiés rohingyas est revenue en Birmanie a annoncé le gouvernement birman ce samedi 14 avril par un communiqué sur Facebook. Ils faisaient partie des 700 000 personnes de cette minorité musulmane qui ont fui au Bangladesh pour échapper aux violences de l’armée birmane depuis aout 2017. Cette annonce intervient alors que pour les Nations unies, les conditions ne sont pas encore réunies pour un retour « volontaire et durable ».


Avec notre correspondante à Rangoun, Eliza Hunt

Selon le gouvernement birman, ces cinq membres d’une famille rohingya ont été accueillis temporairement chez des proches dans l’Etat d’Arakan. Les autorités ajoutent qu’elles vont se renseigner sur les difficultés rencontrées, pour améliorer le processus de rapatriement, sans préciser si d’autres retours sont prévus prochainement.

Un processus à l’arrêt depuis plusieurs mois. La Birmanie s’est dite prête à accueillir les réfugiés. Son ministre des affaires sociales s’est d’ailleurs rendu dans les camps au Bangladesh cette semaine à la rencontre des Rohingyas et il a promis la construction de nouveaux villages, avec des hôpitaux et des écoles.

Car c’est bien l’une des questions qui se posent sur les conditions de leur retour en Birmanie. Cette minorité musulmane craint de devoir rester pour une durée indéterminée dans des camps de transit, car leurs villages ont été détruits depuis aout dernier. Autre inconnue, celle de l’accès à la citoyenneté pour cette population apatride, confrontée à des restrictions de mouvement dans l’Etat d’Arakan.
 
Pour l’ONU, les conditions de sécurité pour le retour des Rohingyas ne sont donc pas encore réunies. Si les Nations unies ont signé un accord vendredi 13 avril avec le Bangladesh pour coopérer sur la question du rapatriement, ce n’est toujours pas le cas avec la Birmanie.

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