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Japon Corée du Nord Enlèvements

Publié le • Modifié le

Sécurité: vers un sommet Japon-Corée du Nord ?

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Le président américain Donald Trump et son épouse Melania saluent les forces aériennes américaines de la base de Yokota, au Japon, ce dimanche 5 novembre 2017. REUTERS/Jonathan Ernst

Le gouvernement japonais envisage la tenue d'un sommet entre le Premier ministre Shinzo Abe et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, laissent entendre des sources gouvernementales citées par les médias japonais. Ce sommet serait consacré au sort des Japonais enlevés par les services secrets nord-coréens dans les années 70 et 80. C'est une priorité du Premier ministre japonais. Mais le Japon craint aussi d'être isolé après l'annonce d'un sommet possible entre Donald Trump et Kim Jong-un.


après notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a construit son image politique en s'engageant à obtenir le retour des Japonais enlevés par des agents nord-coréens dans les années 70 et 80. En 2002, il avait accompagné à Pyongyang le Premier ministre Junichiro Koizumi. Le père de Kim Jong-un avait alors reconnu 13 cas d'enlèvements de Japonais. Cinq d'entre eux avaient pu revenir au Japon.

Depuis, d'autres cas se sont ajoutés à la liste officielle des Japonais kidnappés 
par Pyongyang. Dans la realité, plusieurs dizaines, voire une centaine, ont peut-être été enlevés selon une association pour le retour des victimes d'enlèvements.

Mais le souci numéro un de Shinzo Abe est une éventuelle rencontre entre Donald Trump et Kim Jong-un. Le Premier ministre japonais craint que Donald Trump n'insiste surtout pour que Kim Jong-un renonce à developper des missiles ballistiques dotes d'ogives nucléaires capables d'atteindre le territoire américain. Rien n'empêcherait la Corée du Nord de continuer de menacer le Japon qui abrite les plus grandes bases américaines en dehors des Etats-Unis.

Si Donald Trump, au nom de sa politique America First, privilégie la seule sécurité des Etats-Unis, le Japon n'aurait plus d'autre choix que de dénoncer le traité de sécurité qui le lie à l'Amérique. C'est ce que laisse entendre un ancien haut fonctionnaire du ministère japonais des Affaires étrangères.

Jusqu'ici partisan de la plus grande fermeté vis-à-vis de Pyongyang, Shinzo Abe doit rencontrer Donald Trump en avril aux Etats-Unis. Il veut s'assurer que Washington, Séoul et Tokyo coordonnent leurs efforts vers la dénucléarisation de la Corée du Nord avec l'appui de la Chine.

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