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Japon Shinzo Abe Corruption

Publié le • Modifié le

Japon: le ministre des Finances admet des falsifications en faveur d’Abe

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Un manifestant demande la démission du Premier ministre japonais Shinzo Abe devant sa résidence, après l'aveu du ministre des Finances, à Tokyo, le 12 mars 2018 Kim Kyung-Hoon / REUTERS

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe est rattrapé par une affaire de favoritisme qui le poursuit depuis plus d'un an. Des références au chef du gouvernement japonais et à son épouse ont été effacées de documents liés à une vente controversée de terrains publics, est forcé d'admettre ce lundi 12 mars le ministère des Finances. Les documents avaient été soumis au Parlement. Le ministre des Finances Taro Aso reconnait les falsifications commises par ses services, mais exclut de démissionner.


Avec notre correspondant à Tokyo,  Frédéric Charles

Le Premier ministre Shinzo Abe nie toute intervention dans la vente d’un terrain public à une société d’Osaka spécialisée dans l’enseignement nationaliste, selon les principes d’avant la Seconde Guerre mondiale, lorsqu’il s’agissait de faire du Japon la nation la plus pure du monde.

La société Moritomo Gakuen avait bénéficié d’un rabais de 90% pour y construire une nouvelle école primaire, qui aurait dû porter le nom de Shinzo Abe. Son directeur avait admis avoir reçu un don de l’épouse du Premier ministre.

Un haut responsable du ministère des Finances, Nobuhisa Sagawa, avait d’abord affirmé que les documents relatifs aux négociations entre le ministère et l’école avaient été détruits. Puis il en avait ressortis d’autres, falsifiés, avant d’être nommé directeur de l’agence des impôts en récompense de sa loyauté au Premier ministre.

L’un des bureaucrates en charge de la vente du terrain s’est suicidé. Le Premier ministre Shinzo Abe lui a déclaré qu’il démissionnerait si toute malversation était prouvée.