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Afghanistan Ashraf Ghani Pakistan Talibans EI

Publié le • Modifié le

Conférence de Kaboul: «Si les talibans déposent les armes, nous oublierons le passé»

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Le président afghan,Ashraf Ghani, au premier plan entre le vice président de l'Indonésie, Jusuf Kalla (g.), et le directeur de l'Afghan Peace Council, Karim Khalili (d.). Mercredi 28 février 2018. SHAH MARAI / AFP

La paix est entre les mains des talibans, a déclaré le président afghan Ashraf Ghani ce mercredi matin en ouvrant la Conférence de Kaboul pour la paix en Afghanistan. Les délégations de 25 pays sont présentes pour cette deuxième édition. La première s’était tenue en juin 2017 et n’avait abouti à aucune prise de décision. Les talibans contrôlent aujourd’hui près de 40% du territoire et mènent régulièrement des attaques contre les forces de sécurité afghanes et les forces étrangères. Ils ont adressé un message ce mardi aux Etats-Unis pour les inviter à des pourparlers de paix.


De notre correspondante à Kaboul, Sonia Ghezali

« Si les talibans déposent les armes, nous oublierons le passé pour nous tourner vers l’avenir. » Ce sont les propos du chef de l’Etat afghan ce mercredi matin dans son discours d’ouverture de la conférence de Kaboul.

En juin dernier, la précédente édition n’avait rien donné. Niazmahamat, médecin à Kaboul, se dit tout de même optimiste : « Si Dieu le veut, cette conférence sera une réussite. J’ai bon espoir cette fois-ci. Je me dis qu’il y aura bien parmi les 25 pays présents, certains qui peuvent jouer un rôle dans les négociations de paix. »

« Il y a aussi la menace Daesh »

Le Pakistan est présent. Un voisin souvent accusé de soutenir les insurgés et sur lequel les Etats-Unis ont accentué leur pression dernièrement. Malgré cela, de nombreux Afghans ne croient plus au processus de paix, comme Islamuddin. « Il y a déjà eu des tentatives d’amener les talibans à la table des négociations, et cela a toujours échoué. Cette fois-ci cela échouera aussi, il n’y aura aucun résultat même si les Américains sont impliqués dans ces négociations. »

Dix-sept années ont passé depuis la chute du régime taliban. Si ces derniers ont invité mardi les Américains à négocier, Ruhullah, résident de Kunduz dans le Nord, pense que la paix est encore loin. « De toute façon, il n’y a pas que la menace des talibans maintenant. Nous devons aussi vivre avec les menaces de Daesh. Il n’y a rien de positif à l’horizon ».

Un plan global de paix sera annoncé, a promis le président afghan à l’issue de cette deuxième édition de la Conférence de Kaboul.

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