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Afghanistan Talibans Terrorisme

Publié le • Modifié le

Attaque d’un hôtel de Kaboul: un mois après, un agent de sécurité témoigne

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Un homme tente d'échapper à l'attaque de l'hôtel Intercontinental de Kaboul, le 21 janvier 2018. REUTERS/Omar Sobhani

Il y a un mois jour pour jour, l’hôtel Intercontinental à Kaboul était attaqué par des hommes armés. Attaque qui a duré plus de douze heures et que les talibans ont revendiquée. Le dernier bilan fait état d’au moins 22 morts, parmi lesquels 14 étrangers. Une compagnie de sécurité avait pris ses fonctions dans l’hôtel trois semaines seulement avant l’attaque du 20 janvier 2018. Elle a depuis été pointée du doigt pour de nombreuses failles sécuritaires prétendues. L’un de ses managers parle pour la première fois et revient sur cette nuit d’enfer et sur le dispositif sécuritaire du grand hôtel de Kaboul.


Avec notre correspondante à Kaboul, Sonia Ghezali

Tamas Bedei, ancien soldat hongrois de l’Otan, était l’assistant du chef de la KBSS, l’entreprise de sécurité chargée de de l’enceinte extérieure de l’hôtel Intercontinental. Ce 20 janvier, une heure avant l’attaque des lieux par un groupe d’hommes lourdement armés, son chef reçoit un message sur son téléphone portable, en provenance du directeur marketing de l’hôtel : « "Bonsoir, monsieur Mahmood est attendu. Sa plaque d’immatriculation est 1-4-1-4. S’il vous plait, assistez ce VIP". Ce qui signifie, ne contrôlez pas cette personne ou sa voiture. C’est cette voiture qui a été retrouvée par les forces spéciales, pleine d’armes et d’explosifs », raconte l’homme.

Complicités internes

Si certains témoins disent avoir vu des gardes de la KBSS se sauver après le début de l’attaque, Tamas Bedei explique que les assaillants ont ouvert le feu à l’intérieur de la bâtisse, dont la sécurité dépendait de gardes gérés par la direction de l’hôtel avec un dispositif de sécurité défaillant.

La machine à rayons X était hors d’usage depuis plusieurs semaines, explique-t-il. « Quelqu’un les a aidés en leur donnant les informations sur la structure du bâtiment. Ils avaient les clefs de toutes les chambres, ils connaissaient le code d’accès du cinquième étage », relate Tamas Bedei.

Des complicités internes ne font aucun doute selon cet ancien manager. Il explique que l’attaque a certainement été préparée plusieurs mois à l’avance et que la coordination entre la direction de l’hôtel et sa compagnie de sécurité a été largement défaillante.

Quant aux résultats de l’enquête ils n’ont toujours pas été rendus publics par les autorités afghanes.

► (Ré) écouter : la vie à Kaboul malgré les attentats

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