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Philippines Rodrigo Duterte Canada Commerce et Echanges

Publié le • Modifié le

Philippines: Duterte ulcéré annule un contrat d'hélicoptères avec le Canada

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Le président philippin Rodrigo Duterte à l'aéroport de Manille, le 23 mars 2017. Reuters

L’armée philippine avait signé mardi dernier un contrat pour acheter 16 hélicoptères canadiens fabriqués par l’entreprise Bell Helicopter. Des appareils qui devaient être destinés principalement au transport, notamment pour des opérations de secours. Mais les déclarations d’un haut gradé de l’armée philippine ont alerté les autorités canadiennes sur le véritable usage que comptaient faire les Philippines. Ottawa a demandé 24h après la signature du contrat une révision de ce dernier pour que l’usage de ces hélicoptères soit clairement établi. Une réaction qui a provoqué la colère du président philippin Rodrigo Duterte qui demande à ce que le contrat soit tout bonnement annulé.


Tout a commencé suite aux déclarations du général philippin Restituto Padilla qui avait affirmé au lendemain de la signature du contrat que ces appareils serviraient à des opérations menées contre des groupes rebelles.

Les autorités canadiennes ont alors immédiatement réagi, réclamant une révision du contrat pour y inclure des clauses quant à l’usage de ces 16 hélicoptères. Une réaction qui en a entraîné une autre, celle du président philippin Rodrigo Duterte qui a demandé à son armée d’annuler ce contrat pour un montant de 233 millions de dollars.

Rodrigo Duterte selon la presse canadienne aurait été ulcéré par la réaction d’Ottawa. Lui ne cache pas l’usage qu’il comptait faire de ces appareils : « J’achète ces hélicoptères parce que je veux en finir avec eux », référence faite aux rebelles maoïstes que l’armée philippine combat dans le sud du pays.

Dans une allocution télévisée depuis sa ville natale de Davao, le président philippin a été plus loin expliquant qu’il ne fallait plus acheter ni au Canada ni aux Etats-Unis car ces pays insèrent des conditions dans leurs contrats.

Accusé de nombreuses violations des droits de l’homme, le régime de Rodrigo Duterte inspire la méfiance, d’où cette réaction des autorités canadiennes. Des autorités qui n’ont toujours pas commenté l’annulation du contrat.