rfi

À l'écoute
  • Direct Monde
  • Direct Afrique
  • Dernier journal Monde
  • Dernier journal Afrique
  • Dernier journal en Français facile
  • Dernier journal Amériques - Haïti

Bangladesh Rohingyas criminalité Birmanie Migrations Internationales

Publié le • Modifié le

Bangladesh: meurtres de responsables rohingyas dans les camps de déplacés

media
Des réfugiés rohingyas dans le camp Balukhali, le 12 janvier 2018, où un des responsables a été poignardé à mort. REUTERS/Tyrone Siu

Au Bangladesh, lundi 22 janvier, un des responsables rohingyas d’un camp de déplacés a été tué. Vendredi déjà l’un d’entre eux avait été abattu. Selon les médias locaux, ces meurtres seraient liés au programme de retour des réfugiés. En six mois, Dacca a accueilli plus de 650 000 Rohingyas fuyant les exactions de l’armée birmane dans leur Etat d’origine, l’Etat Rakhine, dans l’ouest de la Birmanie.


Yusuf Ali, 60 ans, a été poignardé à mort ce lundi dans le camp de Balukhali. Vendredi dernier, six responsables rohingyas d’un autre camp, celui de Thangkhali, avaient déjà été victimes d’attaques. Parmi eux Mohammad Yusuf, 46 ans, abattu d’une balle dans la tête.

Plusieurs responsables bangladais de ces camps, cités par le journal bangladais Dhaka Tribune, affirment que des réfugiés rohingyas attaquent d’autres réfugiés favorables au processus de rapatriement en Birmanie.

Un processus sur lequel la Birmanie et le Bangladesh se sont mis d’accord la semaine dernière. Mais de nombreux réfugiés refusent de rentrer chez eux tant que leur sécurité n’est pas garantie, et que Naypyidaw ne leur accorde pas la citoyenneté birmane.

La femme de l’homme tuée vendredi affirme que ses meurtriers, qui parlaient rohingya, lui reprochaient d’avoir mis leur nom sur une liste, peut-être une des listes de candidats au retour.

Le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a d’ailleurs mis en garde : les retours doivent être volontaires. De leur côté, les autorités bangladaises, qui devaient entamer le rapatriement ce mardi, ont indiqué qu’il était reporté sine die « pour raisons logistiques », citant entre autres l’établissement de ces fameuses listes.

(Re) lire : Retour des Rohingyas en Birmanie: un accord qui soulève beaucoup de questions

Chronologie et chiffres clés