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Corée du Sud Droits de l’homme Emploi et Travail

Publié le • Modifié le

Nouvelle plainte contre Samsung pour violations des droits de l'homme en Chine

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China Labor Watch (CLW) affirme que dans les usines Samsung en Chine les employés travaillent en moyenne 72 heures par semaine. REUTERS/Kim Hong-Ji

Travail d'enfants, logements indignes, intoxications au benzène. Deux ONG relancent leurs accusations contre Samsung pour violations des droits de l'homme en Chine, en déposant aujourd'hui à Paris une nouvelle plainte pour pratiques commerciales trompeuses contre le géant sud-coréen. L'association Sherpa, qui défend notamment les victimes de crimes économiques, espère cette fois faire plier le géant coréen.


L'éthique a toujours été pour Samsung un élément clé de sa communication. Une pratique mensongère aux yeux des ONG qui depuis longtemps ont le leader de la téléphonie mobile dans leur collimateur.

En 2014 déjà, une première plainte avait été déposée pour tromperie, sans succès. Mais cette fois s'appuyant sur de nouveaux rapports de militants infiltrés dans les usines chinoises du conglomérat coréen, les ONG Sherpa et Peuples solidaires pensent avoir réuni suffisamment de preuves pour saisir la justice.

Et la liste des infractions présumées est longue, comme l'explique Marie-Laure Guislain, responsable du contentieux de Sherpa : « Concrètement, la présence d’enfants dans certaines usines, des horaires extensifs non rémunérés donc en violation apparemment de la loi chinoise, des conditions de travail et parfois d'hébergements qui sont considérés par China Labor Watch comme indignes. Et enfin, de nouveaux éléments sur l’utilisation de benzène et de méthanol dans certaines usines de Corée du Sud qui auraient conduit à des maladies incurables et parfois, à la mort de certains employés ».

Un écart inacceptable entre les engagements éthiques et la réalité dans les usines, dénoncent les ONG dont la plainte ne vise pas seulement la filiale française de Samsung, mais également la maison-mère en Corée.

Samsung a déclaré ce jeudi soir appliquer une « tolérance zéro » face au travail des enfants.