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Vietnam: le traité transpacifique renvoyé aux calendes grecques

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L'absence du Canada de Justin Trudeau à la table des négociations a fait beaucoup de déçus. REUTERS/Jorge Silva

Les chances de survie du partenariat transpacifique (TPP) sont à nouveau réduites après une réunion avortée en marge de l'Apec, l’Organisation de coopération économique Asie-Pacifique. Cet accord de libre-échange devait réunir 12 pays d’Amérique du Nord et du Sud, d'Océanie et d'Asie - Chine exclue. Donald Trump avait retiré les Etats-Unis du TPP en janvier dernier. Depuis, les 11 pays restants travaillent à une nouvelle version de l'accord et les chefs d'Etat concernés devaient se réunir ce vendredi. Mais le Premier ministre canadien Justin Trudeau ne s'est pas présenté, au grand dam de certains de ses partenaires.


L'avenir du partenariat transpacifique s'annonce d'autant plus incertain qu'aucune nouvelle date de réunion n'a été fixée. L'absence du Canada à la table des négociations a fait beaucoup de déçus. « Les Canadiens ont tout gâché », a déclaré l'un des participants à la chaîne australienne ABC , tandis que d'autres se disaient furieux.

Depuis plusieurs jours, les délégations travaillaient à une nouvelle version du traité et un accord était sur le point d'aboutir. L'entourage de Justin Trudeau explique que le Canada ne se retire pas pour autant des discussions et plaide qu'il n'est pas le seul responsable de l'annulation de la réunion.

Le TPP, qui n'était pas encore entré en vigueur, était au cœur de la politique du pivot vers l'Asie de la présidence Obama. Son objectif était de contrer l'influence de la Chine. Le retrait des Etats-Unis le rend beaucoup moins attractif pour certains de ses partenaires et fait apparaître de nombreuses divergences de vues.

Cette situation fait bien entendu les affaires de Pékin, vers qui certains partenaires du TPP pourraient se tourner. Xi Jinping l'a d'ailleurs rappelé vendredi, la Chine défend le libre-échange et le régionalisme.

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