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Etats-Unis Vietnam Donald Trump APEC

Publié le • Modifié le

Donald Trump au Vietnam pour le sommet de l’Apec

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Donald Trump quittant la Chine pour le Vietnam, le 10 novembre 2017. REUTERS/Jonathan Ernst

Après le Japon, la Corée du Sud et la Chine, le président américain Donald Trump est désormais au Vietnam, 4e étape de sa tournée asiatique. Il participe dans la ville de Danang au sommet de l’Apec, l’Organisation de coopération économique Asie-Pacifique. Il est prévu qu’il y décline au cours d’un discours sa vision pour la région, mais depuis son rejet du traité de libre-échange dit TPP, partenariat transpacifique, la feuille de route américaine reste plus que jamais un point d’interrogation.


Avec notre correspondant à Ho Chi Minh Ville, Fréderic Noir

L’année dernière, la visite de Barack Obama avait suscité un véritable engouement au Vietnam. Maître dans l’art de se mettre en scène, l’ancien président américain avait notamment posé manches retroussées, une bière à la main, dans un modeste restaurant de la capitale. Il avait néanmoins profité de sa visite pour appeler les autorités vietnamiennes à respecter davantage les droits de l’homme.

Un an plus tard, le décor a bien changé, Donald Trump est devenu président et la question des droits de l’homme n’apparaît plus prioritaire. Il participe aujourd’hui au sommet économique de l’Apec et devrait selon toute vraisemblance rencontrer à cette occasion le président russe, Vladimir Poutine, pour notamment aborder la question de la Corée du Nord.

Sur le fond, si personne ne s’attend à de grandes décisions, le président américain devrait tout de même profiter de ce sommet pour tenter de rassurer ses partenaires, lui qui durant sa campagne électorale, il y a de cela un an n’avait cessé de scander « America First » laissant craindre un désengagement américain et un blanc-seing en faveur de Pékin dont les ambitions territoriales suscitent l’inquiétude des pays de la région, au premier rang desquels le Vietnam.

Mais l’abandon du Partenariat transpacifique (TPP), un projet de zone de libre-échange contournant la Chine, porté par son prédécesseur, a laissé un vide. Et nombre de pays de la zone, qui espéraient que les Etats-Unis contrebalancent les ambitions chinoises, se trouvent désormais tiraillés entre les deux grandes puissances.


Trump et les sommets internationaux

Elu grâce à ses promesses nationalistes, Donald Trump a jusqu'à présent essayé d'être fidèle à ses engagements, et donc de se désengager d'un certain nombre d'accords internationaux. Du coup, quand il doit participer à de grands sommets multilatéraux, il doit assumer ses positions et se retrouve souvent face à un front uni contre lui.

Avec notre correspondant à New York, Grégoire Pourtier

Donald Trump s'est toujours vanté de ses qualités de négociateurs. Mais depuis qu'il est à la Maison Blanche, il réalise que la politique répond à d'autres codes. C'est encore plus vrai quand il s'agit de diplomatie, et c'est d'autant plus complexe quand on entreprend des discussions multilatérales.

Champion du tête-à-tête musclé, il a adoré être cajolé cette semaine au Japon, en Corée du Sud et en Chine. Mais les compromis engageant plusieurs pays lui sont bien moins naturels. Trump a par exemple remis en cause l'OTAN, sur la sécurité en Europe, ou l'Alena, sur le commerce nord-américain, et il a carrément sorti les Etats-Unis de l'Accord de Paris sur le climat.

Il avait aussi rejeté l'Accord de libre-échange Asie-Pacifique dès sa prise de fonction. Ce vendredi, il va justement faire face à ceux qui se sont alors sentis abandonnés par lui, alors qu'ils avaient joué la carte américaine face à l'émergence de la Chine.

A-t-il les moyens ou même l'envie, de convaincre une assemblée hétéroclite ? Même loin de chez lui, sa seule ambition semble être de satisfaire sa base électorale. D'être dans la lumière aussi, quitte à littéralement jouer des coudes. En mai, au sommet de l'OTAN, il avait bousculé ses homologues pour mieux se placer sur la photo.

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