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Birmanie Rohingyas

Publié le • Modifié le

La Birmanie propose au Bangladesh de rapatrier les réfugiés rohingyas

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Des réfugiés rohingyas lors de leur arrivée par bateau au Bangladesh, le 2 octobre 2017. Ils seront ensuite transférés dans un camp de réfugiés de Cox's Bazar. REUTERS/Cathal McNaughton

En un peu plus d’un mois, plus de 500 000 habitants de l’Etat de l’Arakan, dans l’ouest de la Birmanie, ont franchi la frontière vers le Bangladesh pour fuir les opérations de l’armée birmane, lancées après des attaques de rebelles rohingyas. Les réfugiés s’entassent depuis dans des camps à la frontière, dans des conditions catastrophiques, un « cauchemar humanitaire », disait il y a quelques jours le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres. Ce lundi 2 octobre, la Birmanie a eu des pourparlers avec le Bangladesh pour le rapatriement des réfugiés rohingyas.


« Les discussions ont eu lieu dans une atmosphère amicale et la Birmanie a proposé de reprendre les réfugiés rohingyas. » C’est ce qu’a annoncé le ministre des Affaires étrangères bangladais après un entretien de plus d’une heure avec l'envoyé d’Aung San Suu Kyi à Dacca.

La dirigeante birmane avait annoncé il y a deux semaines que son pays était prêt à rapatrier les réfugiés, sans donner plus de précisions. A l’issue de la rencontre de ce lundi, le ministre bangladais a expliqué que les deux pays allaient créer un groupe de travail pour « coordonner » le rapatriement. Et que les réfugiés passeraient par un processus de vérification n’incluant pas l’ONU.

Pour le moment, pas d'indication de date. On ne sait pas non plus si le processus inclut les 300 000 réfugiés rohingyas arrivés avant les 500 000 du mois dernier. Un  processus de vérification dont les critères n’ont pas été précisés – sachant que beaucoup de Rohingyas ne disposent pas de papiers et donc de preuve de leur identité.

Autres questions, où les réfugiés qui retourneraient dans l’Etat de l’Arakan habiteraient-ils ? Leurs maisons ont bien souvent été brûlées. Par ailleurs, la Birmanie a-t-elle prévu de garantir leur sécurité ?

Autant de questions qui pour le moment restent sans réponses, mais qui figurent peut-être dans le projet d'accord remis ce lundi par le Bangladesh à l'envoyé d'Aung San Suu Kyi.

(Re) lire : Camps de réfugiés, exactions: ce qu’il faut savoir sur la crise des Rohingyas

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