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Chine Etats-Unis

Publié le • Modifié le

Un milliardaire chinois demande l’asile aux Etats-Unis

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Wang Qishan (en bas à gauche), membre du comité permanent du bureau politique, est l'un des dirigeants chinois accusés par Gui Wengui de corruption. Greg Baker / AFP

Un tycoon chinois exilé à New York demande l'asile aux Etats-Unis pour mieux se protéger contre une extradition vers son pays d'origine. Le milliardaire Guo Wengui est tombé en disgrâce à Pékin pour avoir twitté des messages calomniant le pouvoir en place.


Avec notre correspondante à Pékin, Heike Schmidt

Les accusations de Guo Wengui ont le potentiel d'une bombe politique. La voir détonner alors que le Parti communiste prépare son congrès quinquennal prévu en octobre relève du cauchemar pour l'élite au pouvoir.

Dans ses tweets qu'il poste depuis son luxueux gratte-ciel de New York, le milliardaire prend le sommet de l'Etat à Pékin pour cible. Parmi les hauts dirigeants qu'il accuse de corruption : Wang Qishan, poids lourd du parti, en charge justement de la lutte anticorruption. Guo Wengui soupçonne la famille de ce dernier d'obscures transactions à l'étranger.

Or Wang Qishan est pressenti pour être reconduit comme l'un des sept membres du comité permanent du bureau politique – le Saint des Saints du pouvoir – lors du 19e congrès. Les accusations à son encontre tombent donc mal aux yeux de l'élite politique.

En juin dernier, un ex-associé de Guo Wengui a déjà été condamné pour fraude à plus de deux ans de prison. Mais Pékin aimerait mettre la main sur l'homme d'affaires lui-même et a demandé à Interpol d'émettre une « notice rouge ». Sa demande d'asile doit protéger Guo Wengui d'une éventuelle extradition, au moins pour quelques années.

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