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Publié le • Modifié le

Entre Pékin et Pyongyang, les relations «n’ont jamais été aussi mauvaises»

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A Tumen, la frontière entre la Chine et la Corée du Nord, le 30 août 2017. REUTERS/Sue-Lin Wong

La Chine demande ce jeudi 7 septembre au Conseil de sécurité de l’Onu « de prendre les mesures nécessaires » en réaction au nouvel essai nucléaire mené dimanche 3 septembre par la Corée du Nord. Un nouveau signe de tension dans les relations entre les deux voisins. Celles-ci se se détériorent de façon continue depuis plusieurs mois, dans un contexte de pression internationale accrue sur Pyongyang.


La Chine a jugé ce jeudi que le Conseil de sécurité de l'ONU devait réagir après le sixième essai nucléaire nord-coréen, effectué dimanche dernier. « Etant donné les derniers développements dans la péninsule coréenne, la Chine convient que le Conseil de sécurité des Nations unies doit apporter une nouvelle réponse et prendre les mesures nécessaires », a déclaré à la presse le ministre des Affaires étrangères, Wang Yi, sans préciser la nature de ces mesures.

Cette déclaration, qui s’inscrit dans une stratégie chinoise de pression vis-à-vis de son voisin nord-coréen, risque de fragiliser encore davantage les relations entre les deux pays. Celles-ci « n’ont jamais été aussi mauvaises de toute l’histoire », explique Zhao Tong à notre correspondante à Pékin, Heike Schmidt.

Méfiance de la Corée du Nord

D’après ce chercheur au Carnegie–Tsinghua Center for Global Policy, à Pékin, « la Corée du Nord n’a jamais fait confiance à la Chine, depuis le tout début ». Pyongyang accuse Pékin d’avoir « toujours agi dans son propre intérêt et parfois même au détriment de l’intérêt nord-coréen », indique-t-il. La normalisation des relations entre la Chine et la Corée du Sud, en 1992, « n’a fait qu’aggraver la situation ».

Plus récemment, l’Empire du milieu a « exprimé de manière de plus en plus violente son opposition au programme nucléaire de la Corée du Nord », rappelle Zhao Tong. Des déclarations comme celle de ce jeudi se sont multipliées, accompagnées de « mesures de rétorsion de plus en plus dures pour mettre les Nord-Coréens sous pression ». Par conséquent, « les relations ne font que se détériorer davantage ».

La Chine « prise en otage »

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la Corée du Nord n’est pas démunie face aux pressions chinoises. Zhao Tong affirme même que Pékin est « pris en otage » par Pyongyang. Si la deuxième puissance mondiale « continue à serrer l’étau autour de l’économie nord-coréenne », elle prend le risque de transformer « son allié traditionnel en un ennemi équipé de l’arme nucléaire ». Aux yeux du chercheur, « c’est pour cela que la Chine est réticente à durcir encore sa pression sur la Corée du Nord ».

La situation pourrait même devenir catastrophique si le régime de Kim Jong-un estime qu’il « encoure le danger de s’écrouler » à cause des sanctions. « Dans une telle situation désespérante, il est totalement possible que la Corée du Nord menace directement la Chine », s’inquiète Zhao Tong.

(Avec agences)

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