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Donald Trump Moon Jae-in Corée du Sud Etats-Unis Corée du Nord Nucléaire

Publié le • Modifié le

L'entente entre Séoul et Washington à l'épreuve de la menace nord-coréenne

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Donald Trump (d.) et le président sud-coréen Moon Jae-Min, le 30 juin 2017 à Washington. REUTERS/Jim Bourg

L’armée sud-coréenne a lancé, mardi 5 septembre, de nouvelles manœuvres à tirs réels, en mer du Japon, après ses exercices militaires d’hier. C’est une nouvelle démonstration de force de Séoul, deux jours après que le voisin nord-coréen a mené son sixième essai nucléaire souterrain, le plus puissant de tous. Le régime de Pyongyang affirme avoir réussi à faire exploser une bombe thermonucléaire miniaturisée.


Avec notre correspondant à Séoul, Frédéric Ojardias

Une frégate, un patrouilleur et un navire lance-missiles ont participé à cet exercice naval qui vise à impressionner Pyongyang : en cas de quelconque provocation en mer de l’ennemi, « nous répondrons immédiatement et nous l’enverrons par le fond », a averti un commandant sud-coréen.

Sur le plan diplomatique, le président sud-coréen Moon Jae-in s’est entretenu dans la nuit avec son homologue américain. Donald Trump a donné son accord pour supprimer la règle qui interdit à Séoul de posséder des missiles pouvant emporter une charge utile dépassant 500 kg. C’est significatif, cela permettra à la Corée du Sud de renforcer ses propres capacités de dissuasion.

Les deux dirigeants veulent aussi des sanctions beaucoup plus fortes visant Pyongyang. Moon Jae-in souhaite d’ailleurs que le Conseil de sécurité de l’ONU discute d’un embargo sur le pétrole à destination du Nord. Enfin, Donald Trump ne perd pas le sens des affaires : la Maison Blanche a annoncé la vente de « plusieurs milliards de dollars » de matériel militaire à Séoul.

 → A (RE)LIRE : Qui possède la bombe atomique dans le monde?

Seulement en dépit de cette conversation téléphonique, les Sud-Coréens commencent à avoir des doutes sur la fiabilité de leur allié américain. Donald Trump a attendu 36 heures avant d’appeler Moon Jae-in, alors qu’il a appelé deux fois le Premier ministre japonais dès l’annonce du test nord-coréen. Et il a oublié le plus important : il n’a pas donné d’assurances fermes selon lesquels que les Etats-Unis défendront bien leur allié sud-coréen contre d’éventuelles attaques.

Un « oubli » qui suscite des inquiétudes : alors que la Corée du Nord aura bientôt la capacité de lancer des frappes nucléaires sur des villes américaines, les Sud-Coréens se demandent si les Etats-Unis seront toujours prêts à assurer leur défense en cas de conflit.

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