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Chine Corée du Nord

Publié le • Modifié le

De nouvelles pressions sur la Corée du Nord doivent passer par la Chine

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Donald Trump (d.) menace de rompre les échanges commerciaux avec les pays qui font affaire avec la Corée du Nord. La Chine de Xi Jinping est la première concernée. Reuters/路透社

Sous la pression des Etats-Unis, l’ONU préparerait un nouveau régime de sanctions contre Pyongyang après son nouvel essai nucléaire, tandis que Donald Trump menace de mettre fin à tous les échanges commerciaux avec les pays faisant des affaires avec le régime de Kim Jong-un. Une menace difficile à appliquer : la Chine est le premier partenaire économique de la Corée du Nord.


La Chine est le principal allié économique de la Corée du Nord. Elle représente près de 90 % des échanges avec Pyongyang. L’Empire du milieu achète la quasi totalité des minerais et des produits de la mer exportés par la Corée du Nord. La Chine est également son principal fournisseur de pétrole.

Donc si Donald Trump veut étouffer l’économie nord-coréenne, il n'a d'autres choix que de passer par la Chine. Or, Donald Trump menace de rompre les échanges commerciaux avec les pays qui font affaire avec la Corée du Nord.

Problème : les Etats-Unis sont le deuxième partenaire commerciale de la Chine, et l’Empire du milieu a retrouvé sa place de premier détenteur étranger de la dette américaine.

 → A (RE)LIRE : La Chine, premier détenteur de la dette américaine

Cette menace semble donc très difficile à mettre en place. Washington a en faot tout intérêt à convaincre la Chine d'apporter sa voix à une nouvelle salve de sanctions internationales contre la Corée du Nord.

L’ONU étudie justement la possibilité de nouvelles sanctions qui conduiraient la Chine à suspendre ses exportations de pétrole et à renvoyer en Corée du Nord ses travailleurs expatriés, source d'importants revenus pour les autorités de Pyongyang.

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