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Chine Xi Jinping

Publié le • Modifié le

En Chine, détourner ou moquer l’hymne national pourra conduire en prison

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Le président chinois Xi Jinping. REUTERS/Fred Dufour/Pool

A partir du 1er octobre, jour de la fête nationale qui commémore la fondation de la République populaire de Chine, une nouvelle loi entrera en vigueur, interdisant désormais toute utilisation malveillante de ses paroles patriotiques. L’hymne ne pourra être joué qu’à des occasions formelles, rapporte les médias d’Etat. Une loi qui s'inscrit dans la campagne pour l'éducation patriotique voulue par le Parti communiste au pouvoir.


Avec notre correspondante à Pékin, Heike Schmidt

Le bras droit levé, la petite écharpe rouge nouée autour du cou, les élèves de tout le pays ont marqué la rentrée des classes cette semaine en chantant l’hymne national « La marche des Volontaires » : « Debout ! Les gens qui ne veulent plus être des esclaves ! C’est avec notre chair que nous allons bâtir notre nouvelle grande muraille ! »

Quinze jours de prison

Se servir de ces paroles dans des spots publicitaires, entonner l’hymne lors de funérailles privées ou danser sur son rythme martial dans des parcs publics comme les seniors chinois aiment si bien le faire peut dorénavant conduire en prison, la peine maximale étant de quinze jours.

Desseins politiques

Composé en 1935 pour inciter le peuple chinois à résister à l’occupant japonais, l’hymne doit aujourd’hui inciter le peuple à aimer sa patrie, c’est-à-dire le Parti communiste et son secrétaire général Xi Jinping qui se servent de cette nouvelle poussée idéologique pour se maintenir au pouvoir.

Chronologie et chiffres clés