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Japon Etats-Unis Corée du Nord Défense Kim Jong-un Donald Trump

Publié le • Modifié le

Face au risque d'escalade dans la péninsule de Corée, le Japon se tient prêt

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Le ministre japonais de la Défense, Itsunori Onodera, lors d'une conférence de presse à Tokyo, le 8 août 2017. REUTERS/Issei Kato TPX IMAGES OF THE DAY

Donald Trump maintient la pression sur la Corée du Nord et se dit prêt à frapper. Il prévient que toutes les options militaires sont prêtes à l'emploi. Mais le président américain doit s'entretenir avec son homologue chinois, qui cherche à calmer le jeu. Du côté de Tokyo, on se prépare à toutes les éventualités, Pyongyang ayant menacé de survoler le Japon avec des missiles balistiques.


Avec notre correspondant à Tokyo,  Frédéric Charles

Dans les milieux japonais de la défense, il se dit actuellement que la Corée du Nord n'osera pas attaquer les Etats-Unis directement, et que Pyongyang ne voudra pas tirer de missiles sur le frère sud-coréen. Aux yeux de Tokyo, la cible idoine pour le régime de Kim Jong-un, c'est le Japon.

Ce dernier abrite les plus grandes bases américaines en dehors des Etats-Unis. Notamment sur l'île d'Okinawa, bastion de la 7e flotte de la Navy. Actuellement, une centaine de missiles nord-coréens sont tournés vers les mégalopoles de Tokyo et d'Osaka.

D’après les médias japonais, aucun bouclier anti-missile ne peut protéger ces nébuleuses urbaines d'une pluie de missiles nord-coréens. Pourtant, le Japon approfondit son alliance avec les Etats-Unis dans la défense anti-missiles en mer, à bord de destroyers Aegis, mais aussi au sol.

Ce samedi 12 août, le Japon a déployé ses batteries de Patriot, un système de défense anti-missile entre autres systèmes d'interception à haute altitude de missiles intercontinentaux. Côté Etats-Unis, le bouclier anti-missile nippo-américain est relié au centre des opérations aériennes et spatiales de Hickham, à Hawaï.

C'est ce dernier qui synchronise toutes les opérations de protection des territoires japonais et américain. Mais ce bouclier est coûteux, peu testé, et donc d'une fiabilité limitée, selon le nouveau ministre japonais de la Défense. Itsunori Onodera estime plus sûr de détruire les missiles nord-coréens lorsqu'ils sont encore sur leur pas de tir, soit juste avant le décollage.

→ Lire aussi : L'île de Guam, épicentre d'une nouvelle « crise des missiles »

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