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Afghanistan Terrorisme EI

Publié le • Modifié le

Afghanistan: attaqués par l'EI, les chiites d'Hérat pansent leurs plaies

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Hérat, au lendemain d'une attaque du groupe Etat islamique, le 2 août 2017. REUTERS/Mohammad Shoib

Colère à Hérat, en Afghanistan. La ville est meurtrie, après l'attentat qui a frappé une mosquée chiite mardi 1er août. Le groupe Etat islamique a revendiqué l'attaque. Au moins 30 personnes ont été tuées. En enterrant les victimes, mercredi, des milliers de personnes ont crié leur colère.


Avec notre correspondante à Kaboul,  Sonia Ghezali

Près de 5 000 personnes se sont rassemblées mercredi 2 août devant la mosquée Jawadiya. A l'intérieur, la salle de prière portait encore les marques du massacre perpétré la veille par deux assaillants, l'un équipé d'une veste d'explosifs, l'autre d'un fusil. « Nous réclamons justice ! », « Mort à Daech ! », pouvait-on entendre dans la foule. Des mots scandés avec rage, dans la douleur du deuil.

La minorité chiite est régulièrement visée par le groupe Etat islamique en Afghanistan. Certains de ses membres dénoncent l'inertie du gouvernement et son incapacité à les protéger. Des témoins évoquent la fuite des policiers du poste de contrôle proche de la mosquée attaquée mardi soir, lorsqu'ont retenti les premiers coups de feu tirés par les assaillants.

Plus tard cette nuit-là, le poste de police a été incendié par des hommes révoltés. « Si le gouvernement ne fait rien, nous nous vengerons nous-mêmes », préviennent quelques manifestants. Ces derniers ont eux-mêmes assuré les contrôles de sécurité au cours de la manifestation. La communauté hazara, minorité chiite du pays, ne cache pas une certaine défiance vis-à-vis des autorités, incapables selon elle de les protéger.

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