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Chine Xi Jinping

Publié le • Modifié le

En visite à Hong Kong, Xi Jinping met en garde les pro-démocratie

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Le président chinois Xi Jinping, lors de son discours à Hong Kong, le 1er juillet 2017. REUTERS/Bobby Yip

Le président chinois Xi Jinping a affirmé, ce samedi 1er juillet, que Hong Kong était bien plus libre qu'auparavant mais a mis en garde la mouvance pro-démocratie contre toute atteinte «—inadmissible—» à l'autorité de Pékin, vingt ans après la rétrocession de l'ex-colonie britannique.


A Hong Kong, après avoir fait prêter serment à Carrie Lam, la nouvelle chef de l'exécutif, un haut fonctionnaire de 60 ans, le président chinois Xi Jinping, dans son discours, a affirmé que « tous les efforts pour mettre en péril la souveraineté nationale, pour défier l'autorité du gouvernement central et la loi fondamentale de Hong Kong » revenaient à « franchir la ligne rouge » et étaient « absolument inadmissibles ». Il a aussi mis en garde ceux qui souhaiteraient « utiliser Hong Kong pour s'infiltrer en Chine continentale ou y mener des actes de sabotage ».

Privilèges uniques

La ville jouit sur le papier depuis vingt ans de privilèges uniques, comme la liberté d'expression, un système judiciaire indépendant ou encore une dose de suffrage universel dans la désignation de son organe législatif. Mais plusieurs incidents ont renforcé les craintes quant à l'attitude de la Chine, et notamment la « disparition » en 2015 de cinq libraires critiques de la Chine qui avaient ensuite refait surface sur le continent. Dans la foulée de l'échec des mobilisations pro-démocratie monstre du « Mouvement des parapluies » de 2014, une mouvance politique nouvelle est apparue dans l'ex-colonie, pronant l'auto-détermination, voire même l'indépendance vis-à-vis de la Chine. Cependant, dans son allocution, M. Xi a encore affirmé que Hong Kong avait aujourd'hui « davantage de droits démocratiques et de libertés qu'à n'importe quel autre moment de son histoire ». Vendredi, le ministère chinois des Affaires étrangères avait estimé que la déclaration sino-britannique de 1984 qui avait fixé les termes de la rétrocession selon le principe « un pays, deux systèmes » n'était « plus pertinente ».

Violences contre des manifestants

Ce samedi 1er juillet, des partisans de la Chine s'en sont pris à une petite manifestation de militants rendant hommage aux victimes de la répression du mouvement de Tiananmen en 1989. Au moment où ces manifestants se préparaient à emmener un faux cercueil près du centre de convention, comme ils le font chaque année, un homme est sorti de la foule pour donner des coups de pied à cette boîte. Des militants agitant des drapeaux prochinois ont ensuite bloqué la manifestation et la police est intervenue pour séparer les deux camps. Les manifestants pro-démocratie ont été emmenés par la police, avant d'être libérés. Une grande manifestation pro-démocratie est néanmoins prévue samedi après-midi.

La mégapole de près de huit millions d'habitants a vécu pendant les trois jours de la visite de Xi Jinping, qui est reparti samedi, dans un imposant dispositif de sécurité.

(avec AFP)

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