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Cambodge

Publié le • Modifié le

Cambodge: les derniers dirigeants khmers rouges s'accrochent au déni

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Khieu Samphan, l’ancien président khmer rouge, ce vendredi 23 juin 2017 à la dernière audience du procès dans la banlieue de Phnom Penh. Le procès a duré plus trois années. Nhet Sok Heng/Extraordinary Chambers in the Courts of Cambodia/

Au Cambodge, les deux principaux dirigeants khmers rouges toujours en vie ont à nouveau nié le génocide qui a coûté la vie à près de deux millions de personnes dans les années 1970. Khieu Samphan, ancien chef d'Etat du Kamputchea démocratique et Nuon Chea, l'idéologue du régime, comparaissaient vendredi pour la dernière audience de leur procès.


Les deux accusés sont jugés pour génocide. En trois ans, plus d'une centaine de témoins ont défilé à la barre pour dénoncer les crimes du régime khmer rouge :  meurtres, déportations, viols, persécutions ethniques et religieuses.

Entre 1975 et 1979 près du quart de la population cambodgienne a perdu la vie sous le joug khmer rouge, victime de famine, d'épuisement dans les camps de travail, ou encore d'exécutions.

Khieu Samphan, l'ex-président du régime âgé de 85 ans, persiste à nier : « les dirigeants du Kamputchea démocratique n'ont pas exterminé leur peuple, quel intérêt auraient-ils eu à la faire? », a-t-il déclaré vendredi.

Selon une rhétorique bien huilée, l'accusé a répété que le génocide khmer rouge serait une invention du Vietnam pour justifier son invasion du Cambodge. Les forces vietnamiennes ont en effet renversé Pol Pot et son régime en janvier 1979.

Nuon Chea, aujourd'hui âgé de 90 ans, n'a pas assisté à l'audience pour raisons de santé.

C'est le deuxième procès des derniers dirigeants khmers rouge encore en vie. Un procès qui traite le génocide des minorités cham et vietnamienne. Le verdict est attendu à la fin de l'année.

A l'issue de leur premier procès, les deux hommes avaient été reconnus coupables de crimes contre l'humanité et condamnés à la prison à vie.