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Japon

Publié le • Modifié le

Japon: le Parlement révise une loi sur les délits sexuels vieille de 110 ans

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Le Parlement japonais a voté la révision de la loi in extremis avant la fermeture de la session parlementaire. Kazuhiro NOGI / AFP

Le Parlement japonais a adopté une série d'amendements renforçant les sanctions envers les personnes coupables de crimes à caractère sexuel. La nouvelle version de cette loi datant de 1907 a été votée in extremis juste avant la fermeture de la session parlementaire.


Avec notre correspondant à Tokyo,  Frédéric Charles

Les députés japonais ont failli oublier d'approuver la révision de cette loi sur les délits sexuels. En cette fin de session parlementaire, tout leur temps est occupé à accuser le Premier ministre Shinzo Abe de favoritisme.

Si le Japon se décide enfin à réviser cette loi 110 ans après son entrée en vigueur, c'est parce qu'il pousse les Japonaises à reprendre le travail après la naissance d'un premier enfant, plutôt que de s'ouvrir à l'immigration alors qu'il est en voie de vieillissement accéléré.

Dans sa nouvelle version, la loi condamne les violeurs à cinq ans de prison au lieu de trois. La définition du viol change. Elle ne concerne plus seulement la pénétration vaginale par un pénis ; la loi est élargie à d'autres formes d'agression et de rapport forcé. Les victimes n'auront plus à décider seules si elles veulent qu'une enquête soit lancée ; la police pourra décider elle-même d'engager des suites. Les agresseurs seront donc davantage poursuivis.

Selon le ministère de la Justice, 75 % des victimes de crimes sexuels ne portent pas plainte, de peur des représailles. Dans la nouvelle version, les victimes peuvent être aussi des hommes.