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Pakistan Religion

Publié le • Modifié le

Pakistan: accusé de blasphème, un étudiant battu à mort

media
Mashal Khan a été battu à mort sur le campus de l'université Abdul Wali Khan à Mardan, le 13 avril 2017. ABDUL MAJEED / AFP

Au Pakistan, un étudiant de 23 ans accusé de blasphème a été battu à mort par une foule en colère dans un campus universitaire. La police a procédé à une cinquantaine d'interpellations. L'université restera fermée au moins 24 heures.


Avec notre correspondant à Islamabad,  Michel Picard

Tout a débuté par des rumeurs sur le campus de Mardan, à une centaine de kilomètres d'Islamabad. Deux étudiants en journalisme ont été accusés d'avoir mis en ligne sur Facebook des publications blasphématoires, insultant l'islam. Très vite, une foule en colère s'en est prise violemment à un premier étudiant, le forçant à réciter des versets du Coran. La police arrivée sur les lieux a pu lui éviter le pire alors qu'il était battu.

Mais la colère n'est pas retombée et le mouvement de foule s'est dirigé vers la résidence étudiante du campus. C'est là que le second étudiant en journalisme, Mashal Khan, a été sorti de sa chambre, pris à partie et violemment battu à l'aide de bâtons et de planches. Il aurait même été blessé par balle avant de succomber. Dans des vidéos d'une rare violence, on aperçoit clairement des étudiants frappant l'un des leurs, à terre. On ignore s'il est encore en vie à ce moment, mais son corps se transforme en exutoire de plusieurs centaines d'étudiants incontrôlables.

Une vingtaine de policiers débordés ont assisté à la scène, incapables de faire cesser ce lynchage auquel ont pris part des responsables étudiants du campus. Jamais on n'avait vu une foule de jeunes gens éduqués, commettre ainsi, au nom de la religion, un meurtre collectif sur un campus universitaire.

La loi sur le blasphème permet de condamner à la prison à vie toute personne ayant insulté le Coran et à la peine de mort quiconque injurie le prophète. Régulièrement, avant même des poursuites judiciaires, l'esprit de la loi suffit à motiver une foule aveuglée par la colère à tuer.

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