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Etats-Unis Corée du Sud Donald Trump Corée du Nord Nucléaire

Publié le • Modifié le

Crise nord-coréenne: «toutes les options sont sur la table», menace Tillerson

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Le chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson, et son homologue sud-coréen Yun Byung-Se, le 17 mars 2017. REUTERS/JUNG Yeon-Je/Pool

Le numéro un de la diplomatie américaine, Rex Tillerson, effectue une tournée au Japon, Corée du Sud et en Chine sur fonds de tensions croissantes, notamment en raison du développement rapide du programme nucléaire de Pyongyang. A Séoul, deuxième étape de son voyage, Rex Tillerson a appelé à une nouvelle approche vis-à-vis de la Corée du Nord.


De notre correspondant à Séoul, Frédéric Ojardias

« La politique de la patience stratégique est terminée », a déclaré Rex Tillerson après sa rencontre avec son homologue sud-coréen Yun Byun-Se. La patience stratégique, c’était l’approche adoptée par l’administration Obama, une politique de refus de dialogue qui s’est soldée par un échec cuisant : la Corée du Nord n’a jamais testé autant de missiles et de bombes nucléaires.

Mais le nouveau secrétaire d’Etat en visite à Séoul n’a pas non plus présenté de nouvelle approche. Il s’est contenté que répéter que « toutes les options» étaient «sur la table », ce qui inclut l’option militaire. La possibilité d’une éventuelle frappe préventive sur les installations nucléaires nord-coréennes fait frémir d’horreur les Sud-Coréens : Séoul se trouve à portée de tir de l’artillerie nord-coréenne, et donc à la merci de représailles massives. Washington le sait, et l’option militaire restera donc rhétorique.

En réalité, les Etats-Unis – et leur allié sud-coréen – sont à court de solution face à la Corée du Nord. Les sanctions ne suffisent pas, et la seule alternative restant sur la table est celle d’une négociation avec le régime de Kim Jong-un, par exemple pour négocier un gel de son programme nucléaire. Mais Washington reste très réticent à l’idée d’un dialogue.  

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