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Birmanie Kofi Annan Aung San Suu Kyi Droits de l’homme Réfugiés Religion Islam

Publié le • Modifié le

Birmanie: la commission de Kofi Annan remet ses préconisations sur les Rohingyas

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L'ancien secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, flanqué par les membres de sa commission Mya Thidar (g) et Saw Khin Tint (d), le 6 décembre 2016 à Rangoon. Romeo GACAD / AFP

Des dizaines de milliers de réfugiés, des accusations de crimes contre l’humanité… Depuis octobre 2016, l’ouest de la Birmanie est le théâtre de graves violences. L’armée birmane a poussé plus de 70 000 musulmans de l’ethnie des Rohingyas à fuir au Bangladesh voisin. L’ancien secrétaire général des Nations unies Kofi Annan dirige une commission chargée de proposer des solutions pour régler la question rohingya. Jeudi 16 mars 2017, cette dernière a remis un rapport intermédiaire et propose de fermer tous les camps de déplacés.


Avec notre correspondant à Rangoon,  Rémy Favre

Dans l’ouest de la Birmanie, plus de 100 000 Rohingyas vivent depuis cinq ans dans des camps dont ils n’ont pas le droit de sortir. La commission de Kofi Annan propose de rétablir la liberté de mouvement des musulmans et des bouddhistes déplacés, en organisant leur retour.

Elle recommande par ailleurs de faciliter l’accès à la région aux personnels humanitaires et aux journalistes. Depuis octobre, l’ouest de la Birmanie est bouclé, interdit aux médias. Les ONG ont eu beaucoup de mal à distribuer des vivres sur le terrain.

La commission préconise enfin de former les forces de l’ordre au respect des droits de l'homme. Les soldats birmans sont accusés de nombreux crimes dans la région : viols collectifs, déplacements forcés de populations, exécutions sommaires.

Les Rohingyas, des apatrides

Les propositions de la commission sont ambitieuses, même si elles n’évoquent pas le problème principal des Rohingyas, à savoir le fait qu’ils sont apatrides. La loi sur la nationalité de 1982 les empêche d’avoir des papiers birmans et la commission ne dit rien à ce sujet. Le gouvernement de la conseillère d’Etat Aung San Suu Kyi nie les crimes commis par l’armée. Il a toutefois promis de mettre en œuvre rapidement la plupart des recommandations de la commission Annan.

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