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Canada Criminalité

Publié le • Modifié le

Canada: vague de violence à Toronto, inquiétudes et enjeu électoral

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Des officiers de la police canadienne enquêtent suite à une fusillade à Toronto, en juillet 218 (image d'illustration). REUTERS/Chris Helgren

Toronto subit une importante vague de violence depuis deux ans. Le premier week-end d’août, une vingtaine de personnes ont été blessées lors de fusillades. Une situation qui préoccupe non seulement les autorités de la ville mais remonte jusqu’au sommet de l’État.


Avec notre correspondante à Montréal, Pascale Guéricolas

Le maire voudrait que le gouvernement interdise l’utilisation d’armes de poing sur le territoire de sa municipalité, notamment les revolvers. Il en a discuté mardi avec le Premier ministre Justin Trudeau. Et ceux qui en doutaient encore en ont maintenant la conviction : la sécurité de Toronto va se retrouver au cœur des enjeux du prochain scrutin canadien, le 20 octobre.

À l’issue de sa rencontre avec le maire de la « Ville-Reine », Justin Trudeau n’a pas manqué d’écorcher ses rivaux conservateurs. Selon lui, ces derniers misent sur la réduction des subventions aux programmes sociaux, qui représentent justement un des moyens importants pour empêcher les jeunes de tomber dans la criminalité.

Montée des inégalités

Le Premier ministre a refusé par ailleurs de détailler les mesures précises à prendre pour limiter la flambée de violence à Toronto. Le maire, John Tory, prône pour sa part un durcissement des sentences judiciaires lorsque les crimes impliquent une arme.

Déjà la police a reçu plus de 3 millions d’euros pour lutter contre ce phénomène. Un phénomène que plusieurs criminologues associent à la montée des inégalités dans la métropole canadienne. Souvent issus de l’immigration récente, des jeunes tombent dans la délinquance faute de moyens nécessaires pour s’intégrer à la société.