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Trump modifie la loi de protection des espèces menacées aux États-Unis

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Le loup, dont la population a été décimée au début du 20e siècle, a probablement été sauvée de l'extinction par l'Endangered Species Act, une loi fédérale qui protège depuis 1973 de nombreuses espèces menacées sur le sol américain. REUTERS/Yves Herman

L’administration Trump a annoncé, lundi 12 août, une vaste refonte de la loi de protection des espèces menacées aux États-Unis. Cette loi signée par Richard Nixon est aujourd’hui le principal outil législatif de protection de la faune et de la flore américaine. Le gouvernement américain décide de l’assouplir très largement au grand dam des défenseurs de l’environnement et du camp démocrate qui dénoncent une réforme uniquement guidée par des intérêts économiques.


Avec notre correspondant à Los Angeles,  Eric de Salve

Selon les scientifiques, depuis les années 70 cette loi a sauvé de l’extinction certaines des espèces les plus emblématiques des États-Unis : aigle à thète blanche,  grizzli, alligator,  baleine à bosse, ou encore faucon pèlerin. Au total plus de 1 600 espèces menacées figurent aujourd’hui sur cette liste.

Mais pour l’administration Trump, cette législation constitue un frein à la croissance, « un fardeau inutile pour les entreprises », selon les mots du ministre de l’Intérieur.

David Bernhardt, ancien lobbyiste dans l’industrie pétrolière annonce donc son assouplissement. Jusqu’ici, seuls les critères scientifiques devaient être pris en compte pour protéger une espèce ; avec la réforme, il faudra d’abord évaluer l’impact économique de sa protection.

La réforme permettra aussi au gouvernement de décider de façon plus discrétionnaire quelles nouvelles espèces sont en danger. Enfin, la détermination du risque d’extinction ne tiendra pas compte du changement climatique pourtant considéré par l’ONU comme l’un des principaux facteurs de disparition des espèces dans le futur.

L’administration Trump ne s’en cache pas, cette réforme vise à faciliter la construction de forages de pétrole, de mines et de gazoducs dans des zones protégées.

Défenseurs de l’environnement et démocrates sont vent debout contre cette réforme. « Le gouvernement Trump plante un nouveau clou dans notre cercueil »,  tempête le procureur général de Californie qui, avec plusieurs autres États, promet déjà de tout faire pour la bloquer devant les tribunaux.

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