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Publié le • Modifié le

À la une: Donald Trump garde le soutien des Latino-Américains

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Rassemblement autour d'un ballon représentant Donald Trump en bébé pour exprimer leur opposition à la violence armée et à la visite du président américain à Dayton dans l'Ohio, le 7 août 2019. REUTERS/Bryan Woolston

Donald Trump se rend ce mercredi sur les lieux des tueries du week-end dernier, à Dayton (Ohio) et à El Paso (Texas). Dans cette ville frontalière avec le Mexique, où la communauté hispanique est majoritaire, cette visite du président est « vue avec un mélange de colère et d’inquiétude », écrit le Washington Post.

Peu ont apprécié sa visite de février dernier, au cours de laquelle Donald Trump a véhiculé « une image d’anarchie le long de la frontière »… une idée peu partagée à El Paso. The Hill, un média proche des démocrates, rappelle ce mercredi comment l’équipe de campagne de Donald Trump pour la présidentielle de 2020 « a placé des milliers de publicités sur Facebook, avertissant d’une "invasion" à la frontière sud des États-Unis ». Plus de 2 000 publicités entre janvier et mai cette année. C’est l’emploi de ce terme « invasion » -également utilisé par le tireur d’El Paso- qui est dénoncé par certains élus.

Noyau inébranlable d’électeurs

Mais finalement, ils sont peu nombreux dans cette ville frontalière à penser que le président a attisé la haine contre leur communauté. Un homme de 80 ans explique au journal que ces discours suprémacistes ont toujours existé et que ce n’est pas la faute du président.

Globalement, les Latino-américains restent fidèles à Donald Trump. Un dernier sondage Gallup, cité par le quotidien national, montre qu’il a même « un noyau inébranlable d’électeurs latino-américains ». Et c’est important pour Donald Trump, insiste le Washington Post, car « dans plusieurs États clés, leur soutien sera essentiel à sa réélection. En Pennsylvanie, en Floride, Trump a remporté de justesse l’élection en 2016, les électeurs latino-américains (...) peuvent le soutenir suffisamment pour qu’il tienne ces États ».

Trump : 570 000 dollars d’impayés à El Paso

El Paso, à la frontière mexicaine : une ville dans laquelle le président Trump a laissé quelques factures impayées, révèlele Texas Tribune. El Paso tente en vain de se faire rembourser les frais de l’organisation du meeting de Donald Trump au mois de février. Le président doit à la ville toujours près de 570 000 dollars. L’addition tient compte, explique le journal, des pénalités de retard. « La ville avait aidé à organiser les meetings rivaux de Donald Trump et [du démocrate] Beto O’Rourke en assurant la sécurité et le transport des milliers de personnes qui se sont rendues aux deux événements ». Beto O’Rourke, lui, a depuis payé la note.

Alors que le débat sur le contrôle des armes est relancé aux États-Unis, le Mexique s’inquiète des armes américaines qui rentrent sur son territoire. Selon Milenio, 70% des armes saisies sur le territoire mexicain proviennent des États-Unis ou y sont fabriquées. Des chiffres fournis par le secrétariat mexicain aux Relations extérieures. Les autorités promettent de participer à des opérations conjointes à différents points de la frontière pour mieux contrôler ces importations d’armes.

À lire :
Fusillades aux États-Unis: visite critiquée de Trump à El Paso

Toronto fait aussi face à une vague de violence

Ailleurs, dans la presse, la maire de Chicago s’insurge contre des tweets de la fille du président. Dans le Chicago Tribune, Lori Lightfoot, première maire noire homosexuelle de la ville, apostrophe Ivanka Trump. Cette dernière s’est émue qu’on parle des tueries d’El Paso et de Dayton… en oubliant ce qu’il s’est passé le week-end dernier dans la grande ville du nord-est du pays. 55 personnes ont été touchées par des tirs, certaines ont perdu la vie. Sauf qu’Ivanka Trump se trompe de chiffres et laisse entendre que tous les incidents se sont déroulés au même endroit. « Il est important lorsqu’on parle de vies humaines, lance Lori Lightfoot, de rapporter les faits avec exactitude ». La semaine dernière, elle avait sévèrement critiqué le président Donald Trump et dit « ne pas savoir si ce sont ces remarques qui ont suscité les tweets la fille du président ». En tout cas, « la violence à Chicago a souvent été l’un des axes d’attaque des conservateurs pour attaquer le Parti démocrate », commente le Chicago Tribune.

La ville de Toronto, au Canada, s’inquiète elle aussi d’une recrudescence de la violence armée. Le week-end a aussi été particulièrement violent. 17 personnes ont été blessées dans 14 fusillades distinctes, rapporte The Star. « Une flambée de violence armée qui a incité le chef de police de Toronto à appeler des témoins à comparaître ». « Ce n’est pas Toronto », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. « Bien que le maire [de la ville] ait déclaré mardi que la ville faisait tout ce qu’elle pouvait pour lutter contre la violence armée, certaines initiatives approuvées par le conseil municipal n’ont pas été financées, regrette le journal. Et de nouvelles propositions pour soutenir les jeunes et s’attaquer aux causes profondes [de cette violence armée] ont été abandonnées ».

Honduras : le président lié aux cartels selon la justice américaine

On part maintenant au Honduras, où des milliers de personnes sont descendues dans les rues mardi pour demander la démission du président Juan Orlando Hernandez. Le rassemblement s’est terminé en bataille rangée dans le centre de la capitale Tegucigalpa, écrit La Prensa. « De supposés étudiants le visage masqué, ont attaqué les policiers ». Jets de pierre contre tirs de gaz lacrymogène jusqu’à l’entrée des manifestants dans le cœur historique de la ville, où plusieurs bâtiments ont été incendiés. Plusieurs commerces ont été entièrement détruits comme le montrent les photos d’El Heraldo. Des incendies provoqués, selon Confidencial, par les centaines de bombes à gaz lacrymogènes lancées par les policiers.

Ce mouvement a démarré après la révélation de poursuites engagées aux États-Unis contre le président Hernandez, rappelle Criterio. La justice américaine l’accuse d’avoir reçu de l’argent des cartels de la drogue pour financer sa campagne électorale de 2013. Mais le journal souligne que malgré ces accusations, l’ambassade américaine a réitéré lundi son soutien à Juan Orlando Hernandez. Un autre cortège a d’ailleurs défilé dans la capitale hier en soutien au président, qui nie en bloc ces accusations, comme l’écrit La Tribuna.

Toni Morrison : la mort d’une grande figure de la littérature

On termine avec le décès, mardi, aux États-Unis de l’écrivaine Toni Morrison, à l’âge de 88 ans. Son visage occupe une bonne partie des unes de la presse nord-américaine ce mercredi. C’est le cas de celle du Globe and Mail. Pour le journal canadien, l’écrivaine « a transformé la texture de l’anglais », « elle a eu un impact énorme sur la langue, sur les idées, sur la rupture des silences historiques. Toni Morrison a fait pour la littérature en anglais ce que Gabriel Garcia Marquez a fait pour la littérature en espagnol ». Pour le Washington Post, pour qui l’auteur a « transfiguré la littérature américaine ». « Elle a donné une voix à la vie noire », souligne encore le Chicago Tribune.

À lire :
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