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Revue de presse États-Unis

Publié le • Modifié le

À la Une: le gouverneur de Porto Rico toujours sur la sellette

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Le gouverneur de Porto Rico, Ricardo Rossello. REUTERS/Carlos Barria/File Photo

Le gouverneur de Porto Rico, Ricardo Rossello, fait toujours face à la colère de la population après la révélation, par des journalistes locaux, de 889 pages de conversations à contenu sexiste et homophobe. Dans ces échanges avec une douzaine d’autres hauts responsables locaux sur la messagerie Telegram, il semblait aussi s’amuser des victimes de l’ouragan Maria, qui a dévasté l’île il y a deux ans. Ce week-end, Ricardo Rossello a déclaré qu’il ne se représenterait pas aux prochaines élections de gouverneur l’année prochaine, rappelle le Miami Herald.

Le gouverneur renonce aussi à la présidence de son parti et accepte une procédure de l’assemblée locale pouvant mener à sa destitution. Mais « ce n’est pas la question ! » s’exclame une manifestante interviewée par le quotidien El Nuevo Dia. « Il parle de réélection, mais personne n’y pense. Nous ne voulons pas de lui, ni aujourd’hui ni jamais ». « Gouverneur, il est temps d’écouter la population », affiche en Une et en lettres capitales le journal portoricain. « Le pays a parlé (...). Notre journal le salue. (...) Avec noblesse et humilité, c’est le moment de démissionner », juge l’éditorialiste.

Le territoire américain est-il à un tournant ?

Plusieurs grandes marches sont prévues à Porto Rico ce lundi, notamment à San Juan la capitale. Comme le Washington Post le souligne, la colère va bien au-delà des propos du gouverneur. « Porto Rico a atteint un tournant, avec des centaines de milliers de manifestants qui réclament la fin d’une génération de corruption, de pots-de-vin et de lutte des classes ». Ce lundi, les organisateurs « disent attendre plus d’un million de personnes dans les rues, soit environ un tiers de la population de Porto Rico ». Une petite conséquence : le tournage du film de Mel Gibson, Force de la Nature, qui se tient à Porto Rico, est reporté, nous informe El Tiempo en Colombie.

La Colombie, théâtre d’un nouvel assassinat de leader social - le nom donné aux défenseurs des droits de l’homme et de l’environnement. Elle s’appelait Yamile Guerra, elle avait 42 ans et elle a été abattue samedi, « de deux tirs dans le thorax », « par des hommes armés vêtus de noir » à Floridablanca, dans la région de Santander (nord de la Colombie), écrit El Espectador. « Cette avocate (...) a travaillé comme dirigeante politique de cette localité et est connue pour avoir accompagné des processus de restitution de terres » aux paysans, rappelle El Tiempo. « L’enquête doit déterminer si cet assassinat est en lien avec un litige sur des terres à Floridablanca. Une ville où le père de l’avocate, Hernando Guerra, avait déjà été assassiné ».

Le meurtre est dénoncé sur les réseaux sociaux. Le sénateur Gustavo Petro a appelé les citoyens à descendre dans la rue vendredi 26 juillet, écrit Semana. Le journal rappelle que l’assassinat « a eu lieu pratiquement au moment où, à Bogota, devant le Congrès, le président de la République Iván Duque prononçait un discours émouvant dans lequel il soulignait qu’il ne permettrait l’assassinat d’aucun autre leader social ».

La dengue continue d’inquiéter au Honduras

Le Honduras enregistre le plus important nombre de cas de dengue graves sur le continent américain, explique El Heraldo, un journal local. Et ce, devant le Brésil qui a pourtant une population bien plus importante. Le Honduras devance ce pays de beaucoup puisqu’il a recensé près de 6 800 cas depuis août 2018, contre 804 au Brésil. La ville plus affectée est San Pedro Sula, la capitale économique du pays. Les centres de soin spécialisés débordent, explique le journal, et des centres de fortune ont dû être ouverts dans tout le pays. L’épidémie pourrait dépasser les 140 000 cas d’ici la fin de l’année, s’inquiète La Prensa, notamment en raison des fortes pluies qui favorisent les eaux stagnantes dans lesquelles les moustiques aiment pondre leurs œufs.

Le droit à l’avortement recule au Canada

Il n’y a pas qu’aux États-Unis que le débat sur le droit à l’avortement est vif et que des lois restreignent son accessibilité. C’est le cas aussi au Canada, nous raconte La Presse. « Il n’y a pas de limite au nombre de semaines de grossesses pour avorter », mais « l’accès à l’avortement varie considérablement d’une province à l’autre ». Selon le quotidien québécois, c’est dans celle du Nouveau-Brunswick qu’il est le plus difficile d’avorter. Si la patiente veut être couverte par l’assurance maladie, elle doit se tourner vers l’un des trois hôpitaux de la province, parfois difficiles d’accès. Reste l’option, non remboursée, de la seule clinique à pratiquer l’IVG, la clinique 554. Cette clinique survit grâce aux dons, elle ne reçoit aucune aide de la province. Les autres cliniques ont dû mettre la clé sous la porte au grand dam des associations.

À 20 km de cette clinique vit le distributeur d’un film américain qui fait polémique au Canada : Unplanned, que l’on pourrait traduire par « non planifié ». Un film contre l’avortement écrit, réalisé et produit par des groupes chrétiens. Il est diffusé au Canada depuis le 12 juillet grâce au pasteur de l’église Word of Faith, à la tête également d’une entreprise de distribution héritée de son père. « Dieu, raconte-t-il dans le journal La Presse, lui a demandé de distribuer lui-même ce long-métrage ». Un film qui « contre toute attente (...) a récolté plus de 650 000 dollars au box-office canadien, en une semaine, sur 49 écrans ».

Chronologie et chiffres clés