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Colombie FARC Ivan Duque

Publié le • Modifié le

Colombie: mandat d'arrêt international contre un ex-chef des FARC

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L'ancien commandant des FARC en Colombie, Jesus Santrich, lors du congrès de Bogota, le 12 juin 2019. REUTERS/Andres Torres Galeano

En Colombie, la Cour suprême de justice a émis un mandat d’arrêt international à l'encontre d'un membre des FARC, Jesus Santrich. Celui-ci devait se présenter mardi à une convocation de la plus haute instance judiciaire du pays dans le cadre d'une demande d’extradition des États-Unis qui l'accusent d'avoir procédé à l’envoi de 10 tonnes de cocaïne après la signature de l’accord de paix entre l’ancienne guérilla des FARC et les autorités colombiennes. Une affaire qui pourrait mettre en péril un processus déjà bien mis à mal.


C'était une décision attendue depuis que Jesus Santrich avait disparu dans la nuit du 30 juin dernier. Réclamé par la justice américaine, il devait normalement se présenter mardi devant la justice pour un interrogatoire dans le cadre d’une demande d’extradition des États-Unis. Son absence a soulevé un tollé d’indignation dans les rangs de la formation politique des FARC, qui, dans un communiqué, fait part de sa déception.

Jesus Santrichavait pourtant choisi le retour à la légalité et avait même obtenu un siège de député lors des dernières élections législatives. Une défection qui met à mal un processus de paix qui peine à se mettre en place, même si le président colombien a tenu à rassurer ceux qui ne sont pas retournés dans la clandestinité.

« Ceux qui sincèrement sont en train de faire en sorte de rentrer dans la légalité en respectant les principes de vérité, de justice, de réparation et de non-réengagement bénéficieront de l’aide de l’État. Mais nous serons implacables avec ceux qui continuent avec ces activités criminelles, ceux qui veulent continuer à récidiver et ceux qui prétendent se moquer de l’État de droit », a déclaré le Ivan Duque.

Si une majorité des membres du parti des FARC se disent déçus, tout comme les autorités, une autre frange, elle, a choisi de prendre ses distances, estimant que Jesus Santrich pouvait être l’objet de montage judiciaire dans le seul but de l’extrader aux États-Unis.

C’est le cas notamment de Jairo Cala qui appelait mardi la communauté internationale à mettre en place des garanties juridiques pour que de tels cas ne se répètent pas.

À lire aussi : Accord de paix avec les FARC: Ivan Duque s'en prend à la JEP

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